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Brooks Glycerin 18. On est pas loin de l’oeuvre d’art.

15 juillet 2020 | Tests Matos

Par la rédaction, avec Gaël Couturier. Photos © Brooks

283g (H) et 229g (F).
Drop de 12 mm (H) et 11 mm (F)
Hauteur talon 18 mm (H et F) 
Hauteur métatarses 12 mm (H et F) 
170€.

La Glycerin 18 est une chaussure de rêve. De luxe aussi. 170€. Quand même. Une fois chaussée, on passe dans une autre dimension. Sa semelle est magique : amortissante sans relâche, plus dynamique qu’il n’y paraît. Il n’y a pas de lame de carbone à l’intérieur, non, mais elle vous emmènera loin. Très loin. Elle vous rendra infatigable même.

La tige

Dès les premières foulées, la qualité du chausson interne se fait ressentir. On est dans du douillet les amis. A ce prix-là, vous me direz, c’est peut-être normal. Je note en particulier plus de mousse sur le collier de la cheville, côté malléole. Un vrai plus. Elles me rappellent en ce sens et très précisément une paire d’Adidas Glide Supernova de 2013. C’est dire qu’il y a bien longtemps que je n’ai pas mis mes pieds dans un modèle vraiment très confortable. Le mesh, retravaillé par Mizuno grâce à leur technologie « Triple zone Dynamotion Fit » est particulièrement bien fini. Le pied est bien maintenu, la matière est aérée sans point de pression. Rien à redire.

Passons à un point qui va peut-être fâcher : le laçage. Clairement un point négatif des modèles précédents, je me rends compte que les japonais ont ici travaillé sur le problème d’un laçage imprécis, flottant. Désormais, votre coup de pied est plus serré (largeur de l’espace de laçage passe de 3,5 cm sur les versions 18 et 19 à 2,5 cm ici), ce qui peut offrir un meilleur maintien. C’est un problème que j’avais donc vécu avec les modèles précédents, 18 et 19. Cela dit, je trouve encore que les lacets en eux-mêmes sont trop longs et trop élastiques pour jouer parfaitement leur rôle en séance rapide type VMA. A vitesse élevée, en effet, j’ai encore ressenti cette désagréable sensation de flottement. Bien entendu, elle disparaît dès qu’on ralentit la cadence. En ce qui me concerne, sur une chaussure comme ça, je change les lacets et les remplace par des lacets classiques que je trouve dans le commerce, des lacets qui ne sont donc pas élastiques. Car à trop vouloir offrir de confort, ces Rider 20 peuvent donc s’avérer imprécises dans le domaine de la tenue de pied, à haute vitesse seulement, je le répète. Petit conseil : n’utilisez pas vos anciens lacets de vos autres paires de chaussures car ils peuvent avoir subi une bonne usure au niveau des œillets et ne plus vous apporter la sécurité espérée. Cela étant dit, et une fois les lacets changés, le maintien du pied apporté par cette nouvelle tige est idéal. Le pied ne flotte pas, il n’y a pas de point de pression particulier sur le coup de pied et le talon est également bien pris.

La tige

Souple, douce, légère…plus agréable, tu meurs. Ce mesh est également assez solide car le petit accroc fait accidentellement les premiers jours du test n’a pas eu de vilaines conséquences sur le reste de la tige. À l’intérieur, c’est un chausson. Allez-y sans crainte, même pieds nus. Seul petit bémol toutefois : ce n’est pas forcément très respirant. À conserver pour la rentrée donc.

La semelle intermédiaire

C’est la vraie clé de la réussite de ce modèle. Le DNA Loft est une invention géniale qui, pour une raison qui nous échappe, n’avait pas donné tout son potentiel jusque-là. C’est désormais chose faite et avec un brio qui nous laisse franchement sans voix. Ce DNA Loft c’est fromage et dessert : protection et accompagnement (pour ne pas dire dynamisme). Bien sûr, on n’est pas dans une chaussure ultra light ni ultra rapide et dynamique mais c’est largement suffisant pour la plupart d’entre nous, d’autant que la chaussure peut faire figure de chaussure d’entraînement souple pour tous les profils, même les plus rapides d’entre nous.

La semelle externe

Rien à redire là encore. C’est fin mais c’est aussi l’expression de tout le savoir faire de Brooks.

Brooks Glycerin 18. On est pas loin de l'oeuvre d'art.
Brooks Glycerin 18. On est pas loin de l'oeuvre d'art.

Conclusion : Une des chaussures les plus agréables jamais portées par notre équipe. Ne passez pas à côté, essayez-là, sans quoi ça serait l’erreur de votre été, et de votre rentrée. La Glycerin est un modèle historique pour la marque de Seattle, une chaussure devenue culte et qui, comme le bon vin, s’est améliorée avec le temps. Car cette version 18 est de loin la meilleure de toute. Brooks touche ici à la quasi-perfection. On est impressionné.

Les plus : C’est la chaussure dont vous êtes le héros, la chaussure dont vous ne pourrez plus (jamais) vous passer. Jamais. Mais essayez-là on vous dit !

Les moins : le prix, clairement. Même s’il peut s’expliquer ou se légitimer étant donné la très grande finesse de cette chaussure. Et puis ce léger (léger) manque de respirabilité de la tige en plein soleil. Mais bon…

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