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Résumé des étapes 2 et 3 – vivement 2019 !

Par la rédaction, avec Myriam Cornu. Photos © Franck Oddoux / Pierra Menta EDF été 2018.
On démarre par l’étape 2, l’Étape du Grand Mont à Arêches-Beaufort. Distance : 30 km pour 2650 m de D+. 26 nouveaux abandons. On poursuit, et termine, avec l’étape 3, Roche Parstire. Distance : 18 km pour 1550 D+. 1 abandon sur cette dernière étape.

La 4ème édition de la Pierra Menta EDF été s’est donc déroulée du 6 au 8 juillet, sur les traces de la compétition mythique de ski-alpinisme du même nom. Cette version été a donc duré  3 jours et s’est disputée sur 70km  et 7000 m de D+. Elle se révèle pour nous tout aussi incontournable que sa mythique grande sœur, la reine internationale du ski alpinisme.

Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Avec cinq titres de champion du monde et un titre olympique, Jean-Christophe Bette est le rameur le plus titré de l’aviron français mais, ici, à Arêches-Beaufort, on ne le sait pas forcément. Car ici, Jean-Christophe est surtout une figure de la Pierra Menta. « Je mélange un peu tous les souvenirs, les parcours se superposent dans ma tête en vert et blanc, les paysages se confondent, c’est troublant. Il me tient à coeur de vivre ces courses, que ce soit la Pierra Menta EDF été ou la Pierra Menta hiver, parce que cela me rappelle ce que j’aime : la notion d’équipage. Sur la Pierra Menta EDF été, on court à deux, on passe trois jours ensemble, c’est un partage, c’est encore plus gros ! » nous a-t-il ainsi déclaré.
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Du gros, il fallait en envoyer encore pour cette 2ème journée, notamment dans les descentes. « Ce n’est pas mon fort, en temps normal, mais alors là, c’était vraiment ultra technique. Tactiquement, il fallait partir vite, faire le travail avant ». Partir vite, c’est ce qu’aura fait le duo Germain Grangier-Sylvain Camus qui aura mené une bonne partie de l’étape. Nicolas Lebrun est l’entraîneur du premier : « Germain ayant fait plus de volume, on avait décidé qu’il allait tracter Sylvain dès le début, afin d’essayer de se placer devant. Ils ont tiré profit des parties très techniques qu’ils aiment beaucoup mais les Italiens, très forts, n’ont pas craqué. Ils finissent devant. Mais c’était la seule chose à faire pour espérer reprendre la tête au général » a-t-il déclaré.
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Lui qui a déjà couru deux fois la Pierra Menta hiver il ajoute : « Ce genre d’étape, c’est ce qui fait la beauté de ces courses. C’est ce qui fait la différence. L’arête du Grand Mont, c’est le gros « plus ». C’est de la féérie pure. Être à l’aise avec les longes demande beaucoup de coordination. Ce sont des montagnards complets qui sont devant, pas seulement des athlètes d’endurance. Ça donne une autre dimension au trail running ». En effet, cet enchaînement d’arêtes, entre Rognoux et le Grand Mont, donne à cette étape des allures de skyrunning. « C’était encore un peu plus technique qu’hier, mais ça a joué en notre faveur » a souri l’Espagnol Jordi Gamito, heureux 3e de cette mythique journée. « C’était vraiment joli ! La meilleure des étapes » a souligné Ivan Camps, son co-équipier. Là encore, une équipe raccord : cette étape du Grand Mont, décidément, c’est vraiment la plus belle.
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3

Comment s’est déroulé la seconde journée ?

Premier intermédiaire – Tête Rouge : les Français Grangier – Camus passent en tête avec 10 secondes d’avance sur Comazzi – Minoggio (IT), suivis de Bochet-Rochaix, Gamito-Camps et Owens-Lightfoot.

Deuxième intermédiaire – Grand Mont : en tête, toujours Grangier-Camus devant les Italiens Comazzi – Minoggio (à 4 minutes). Le classement général en tête se profile pour nos français. Les trois équipes en embuscade restent les mêmes.

Troisième intermédiaire – Table d’orientation : Les Italiens ont malheureusement repris nos Français du team Inov8-Garmin, qu’ils laissent à une minute derrière eux. Gamito-Camps devancent la paire beaufortaine Bochet-Rochaix. Owens-Lightfoot sortent du top 5 au profit d’Andy Symonds et Martin Gaffuri (team Scott).

Au finish : Comazzi – Minoggio terminent 2’23 devant les Français Grangier-Camus en 9h55’47 ». Germain Grangier, Sylvain Camus finissent eux en 10h02’13 ». Les 3èmes ? La paire expagnole Jordi Gamito Baus et Ivan Camps en 10h29’47 ». La première équipe mixte est la paire française Élise Chabbey et Hugo Almeyer en 11h41’03 ». Quant à la première équipe femme, ce sont les Américaines Hillary Gerardi et….Katie Schide qui s’imposent en 11h45’30 ».

Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pour l’étape 3, rien ne change vraiment. C’est celle de Roche Parstire, 18 km à parcourir avec 1550 m de D+. Un seul abandon est à déplorer. « Aérien – convivial – élastique ! » : ce sont les trois mots qui résument la Pierra Menta pour le participant parisien Clément Guibert, 56ème au général avec sa femme, Daphné Alglave. Il ajoute : « On vit avec les élites, on mange ensemble, l’ambiance est exceptionnelle entre coureurs et avec les bénévoles. C’est très inspirant et motivant ! Ensuite, les parcours, très aériens, et le côté « esprit de cordée », avec ce lien fort qui existe avec la co-équipière ». Courir en équipe, c’est déjà très fort, courir en mixte – d’autant plus quand on est en couple -, c’est en effet une expérience hors norme, en témoigne la joie de Caroline Joguet et Yoann Sert sur la ligne d’arrivée, victorieux de cette dernière étape.
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3

La bataille a d’ailleurs été rude, dans cette catégorie où le plateau était relevé. Exemple : Claire Mougel, 3ème au championnat du monde de trail, et le fondeur Hervé Mougel terminent 23ème au général. Fanny Frechinet en termine de son étape du jour : elle a beaucoup tracté Jérémie Pouge, son co-équipier, champion du monde d’aviron, hier. Alors on lui demande si elle ne l’a pas payé lors de cette dernière étape : « Non, non, ça va et il m’avait bien aidée la veille. C’est l’avantage de courir en équipe. Il a souffert toute la journée du début à la fin, 5 heures à souffrir, c’est long. C’est ma première Pierra Menta EDF été, c’est vraiment mon truc  : courir à deux, c’est un bonheur, les parcours sont hyper bien tracés, ça monte vraiment fort, ça descend tout aussi fort, c’est bien raide, l’ambiance est géniale » a conclu celle qui est arrivée ici suite à un désistement de dernière minutes. Elle a ajouté : « J’enchaîne le week-end prochain avec le championnat de France de raid, j’espère que j’aurai récupéré ! ». Lucie Lacordaire et Jérémie Gaillard (69ème au général), eux aussi, ils sont venus pour l’aventure humaine :   « Les parcours sont splendides mais cet esprit d’équipe et ce partage avec tout le monde, organisateurs comme coureurs, cette convivialité, c’est vraiment ce qui fait la spécificité de la Pierra Menta EDF été. Les bénévoles sont géniaux, il y en a partout. On sait ce que c’est que d’organiser des événements : il faut nécessairement de belles équipes ». Du côté des femmes, Katie Schilde et Hillary Gerardi (elles sont 16ème au général !), remportent cette édition sans avoir vraiment eu de concurrence. « C’était tellement rapide aujourd’hui ! Tu essaies de tenir, tu espères… C’est la grosse ambiance qui te pousse ! » a avoué Katie Schilde, notre chouchoute américaine.

Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3

C’était leur premier voyage. Les Slovaques Randy et Roland Hric ont terminé 4ème chez les jeunes.         « C’est la première fois que je vais en dehors de mon pays. Nous terminons à cette superbe place grâce à mon frère, c’est lui « le moteur » de l’équipe. Le terrain de jeu ici est très varié, j’adore, j’aimerais revenir avec mon vélo ». Le frère Randy renchérit : « C’est une course vraiment très difficile, éprouvante. Mais les ingrédients sont parfaits : des montées très raides, des descentes « amazing ». Conclusion : je veux vivre ici ! ».

Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3

« 55 équipes sur 280 auront abandonné ou échoué, parfois au pied des barrages horaires, sur cette 4e édition de la Pierra Menta EDF été, et on ne déplore aucune blessure sérieuse » résume Clément, du PC course. Le ratio est sévère, peut-être, mais c’est la marque de fabrique Pierra Menta. « Une Pierra Menta EDF été, c’est dur » rappelle Fabien Eymonerie, du comité d’organisation. « C’est une édition qui mérite bien son nom. Notre épreuve est sélective, vraiment rude à encaisser. On écoute les remarques de certains coureurs et on sait s’adapter et les entendre mais on doit hiérarchiser les retours pour conserver l’esprit de la course car on ne veut pas l’affadir. Les gens s’entraînent pour ça, ils veulent        « vaincre » la Pierra Menta »

Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3
Pierra Menta 2018, étape 2 & 3

Paroles de coureurs

Jordi Gamito, vainqueur de l’étape du jour avec Ivan Camps :  « La fatigue accumulée les deux jours précédents m’a bien aidé ! J’ai besoin d’échauffement, moi ! » (Rires)

Matis et Enzo, deuxièmes du jour chez les jeunes :  « C’est super ! Tout ce monde à la Roche Parstire, c’était incroyable, ça fait plaisir ! On était bien, les chemins étaient beaux, le balisage était parfait, l’orga était parfaite. On vient du biathlon, c’est notre première Pierra Menta, ça donne envie ! Dès qu’on pourra, on fera la grande. »

Lucie Lacordaire et Jérémie Gaillard, 13eme du jour en mixte : « Ça a été très intense ! À fond tout le temps, du début à la fin ! On est skieurs-alpinistes à la base, pas coureurs donc c’est une étape qu’on redoute, on est vraiment obligé d’aller chercher ce qui reste ! Mais le public nous a fait du bien. »

Estelle Munnia, 2ème équipe féminine du jour avec Lucie Bidault : « C’est parti, comme d’habitude, très très vite. Du coup, cela a été très difficile pour moi. Les 300 mètres droit dans la pente, ça nous correspondait mieux, on a repris les 3e et 4e femmes. Au final, c’est trop bien, on a réussi ce qu’on voulait ! Cela faisait depuis la première édition que je voulais courir, j’étais venue avec mon compagnon. Je venais de débuter, j’ai attendu d’être suffisamment forte pour affronter les arêtes, avant de m’inscrire ». 

Le bilan de cette 4e édition ?

« On fait découvrir notre territoire de la plus belle des manières, avec son côté inépuisable  » commente ainsi Nicolas Blanc, du comité d’organisation, élu au conseil municipal. « L’hiver, c’est le ski et le ski de randonnée, évidemment, avec la mythique Pierra Menta mais aussi, en été, le vélo, avec l’Enduro VTT Arêches-Beaufort (15 juillet) et le triathlon off-road avec le X-Terra Graveman (28-29 juillet), notamment avec une épreuve de natation grandiose dans le barrage EDF de Saint-Guérin. Tout ça, c’est un bilan très satisfaisant. On voit que chaque responsable d’équipe remplit bien son rôle, c’est rodé. C’est vrai qu’avec plus de 140 bénévoles, on sent une vraie implication. Les retours des coureurs vont d’ailleurs dans ce sens : ils retiennent le sourire des bénévoles. Tout l’aspect logistique (hébergement, restauration) a bien roulé aussi. C’est un événement qui s’inscrit vraiment dans la démarche de la station sur la thématique sport, autour du trail, avec des vraies retombées économiques. Je pense que cela donne envie de passer quelque temps chez nous ! ». Infos : pierramenta-ete.com

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