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Première vraie montre triathlon made in Suunto !!!!

Par Giulia Abbruzzese d’italybyrun.com. Photos Suunto.

Spécialiste de Suunto chez Running Café, j’ai testé, souvenez-vous, la Spartan Sport Wrist HR Blue en juillet dernier (ici : http://leblog.enduranceshop.com/suunto-spartan-sport-wrist-hr/), j’avoue un faible pour cette marque européenne que je préfère de loin à Garmin l’Américaine. La relation amoureuse et fidèle que j’entretiens avec Suunto dure depuis maintenant 10 ans. Une précision : je suis italienne, du Nord, et je vis à Venise. Je semble douce à l’extérieure, gentille voire malléable même. Une fée diraient certains. Mais je suis aussi certainement bien capable de grosses colères et de me transformer en boule de feu du dragon face au mensonge et à la trahison. En résumé : qui s’y frotte s’y pique. Suunto Spartan Trainer Wrist HR : gare à tes fesses !

Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Voici donc la Spartan Trainer Wrist HR : la dernière née des montres GPS Suunto est destinée spécifiquement au multisport, un terme légèrement pompeux qui veut en fait dire que la montre est pour les…triathlètes, communauté jusqu’à présent exclusivement « targetée » par ces petits malins de Garmin. Bravo Suunto ! La Spartan Trainer est un brin plus fine et plus légère que ces consoeurs les Spartan Ultra et Spartan Sport dont elle s’inspire clairement sans de destiner aux mêmes profils. Quand on est une fille qui n’a pas hérité des gênes de bucheron de son père, ces deux autres modèles sont un peu durs à porter. On va le voir. D’une taille un peu réduite par rapport à ses aînées, cette Trainer propose des fonctionnalités  bien pensées pour le contrôle de ses sorties en tout genre y compris ses activités quotidiennes plus soft, ainsi que – bien sûr ! – la mesure de la fréquence cardiaque au poignet, une technologie désormais inévitable dans les montres de sport dignes de ce nom.

Le secteur de l’horlogerie sportive est en effet désormais dominé par de vrais bijoux dont le talent se révèle en premier dans les prix. Exemple : le modèle de base de la dernière Fenix 5 de l’Américain Garmin est à 599€ tandis que la magnifique Spartan Ultra du finlandais Suunto monte jusqu’à 649€. Même la toute nouvelle Spartan Sport Wrist HR/BARO démarre à 499€ ! Cette flambée des prix semblait malheureusement irréversible jusqu’à l’arrivée de ce dernier modèle qui met un terme bienvenu à l’inflation des prix. Ouf ! Le prix de base de cette Trainer est à 279 €. Pour ce prix-là, les fonctionnalités restent on ne peut plus respectables. Je vous les récapitulerai en fin d’article mais voyez plutôt vous-même pour les plus belles : détection de la fréquence cardiaque au poignet, étanchéité jusqu’à 50 mètres, une autonomie de malade mental, une vraie montre de triathlon, un tracker de fitness intégré, un suivi relativement précis de tous vos entraînements et, d’une manière générale : un excellent support Bluetooth Smart.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

A l’ouverture de la boîte…

…je charge immédiatement la batterie et met à jour la montre avec la dernière version disponible (firmware). C’est un réflexe à avoir avec ce genre de produit car, souvent, entre le moment où la montre est fabriquée et le moment où elle vous arrive entre les mains, les marques, Suunto ou Garmin, sortent un nouveau logiciel d’exploitation. Notez que pour réaliser ce download, il faut se connecter à Suuntolink (disponible pour Windows et Mac), le logiciel qui permet de connecter votre montre à la plateforme web de Suunto : Movescount.com. Notez bien que pour accéder à Suuntolink, il faut d’abord s’enregistrer sur Movescount.com. C’est un peu confus mais Garmin fait la même chose avec Garmin Express. Quelle que soit votre préférence : on n’y coupe pas.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Description rapide

Question descriptif technique, voici les principales qualités de la Suunto Spartan Trainer Wrist HR telles qu’elles sont données par Suunto :

Dimensions : 46 x 46 x 14,9 mm d’épaisseur (par comparaison la Spartan Sport Wrist HR Blue faisait 46 x 46 x 15,7 mm d’épaisseur)
Poids : 57 à 68g selon les modèles (on est loin d’une Ambit3 Peak à 88g ou encore d’une Spartan Ultra à 77g, et même d’une Spartan Sport Wrist HR Blue à 75g)
Prix : de 279 € à 329€

Etanche à 50 mètres

80 modes sportifs pré-installés

4 modèles proposés : 3 versions classiques et 2 versions plus chères avec anneau en métal argenté ou doré et verre en cristal minéral.

Fréquence cardiaque au poignet via un capteur optique créé par Valencell, une boîte américaine de Caroline du Nord (Raleigh) spécialisée dans la technologie biométrique (valencell.com). Notez que la Suunto Spartan Ultra à 799€ n’a pas cette lecture optique au poignet ! Oui, je sais, c’est fou ! Et là vous vous dites « quelle chance ! ».

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Cinq designs différents au choix

Les p’tits gars du marketing de chez Suunto nous disent que la Spartan Trainer est compacte ET légère. Fromage ET dessert en gros. Mouais….faudrait voir à pas pousser quand même. Parce que légère, je veux bien, compacte….ils repasseront. Si vous suivez les infos que je viens de vous donner, il peut y avoir jusqu’à 18g de différence avec les autres modèles de Spartan. C’est beaucoup. Ben fatto ! Well done ! Bien joué ! Je ne sais pas comment ça se dit en finlandais. Mais la longueur et la largeur sont les mêmes que la  Spartan Sport. C’est juste l’épaisseur qui change….un peu, si peu : 0,8 mm. Moins d’un millimètre ! Je note aussi la (légère) protubérance sur le bracelet près de l’écran et dans laquelle l’antenne GPS est insérée. C’est clairement un héritage du design l’Ambit, en moins impressionnant fort heureusement. Petits poignets attention : bien essayer la montre en magasin car vous pourrez peut-être sentir une gêne au niveau de la bosse de l’antenne GPS. Moi je ne l’ai pas ressenti mais ma copine Valeria qui a les bras très fins oui (elle est fine,  elle m’énerve…). Dans la boîte, on trouve un mini-guide papier (il est tellement mini qu’il ne sert quasiment à rien – pourquoi ne pas s’en passer complètement ? – mais un manuel plus complet est bien sûr disponible sur suunto.com), un câble USB avec la pince typique de Suunto à cliquer sur la montre pour la charger et la connecter à l’ordinateur afin de mettre à jour le firmware et synchroniser vos activités dans le cas où vous n’utiliserez pas l’application Movescount sur le smartphone. Notez que ce modèle de Spartan Trainer revient donc (oui oui vous avez bien lu) à l’ancien modèle du cable à pince si typique de chez Suunto. Damned ! C’est un peu dommage ça aussi. Un héritage de l’Ambit encore sans doute. L’association avec le smartphone n’est pas obligatoire bien entendu mais elle est quand même fortement recommandé afin de profiter de toutes ces merveilleuses petites fonctionnalités : la montre et le téléphone se connectent en bluetooth et vous permettent de recevoir vos notifications type sms ou email directement sur le poignet. Classique. Pratique. Indispensable.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le GPS en question

Pour être sûr de capter les meilleurs signaux GPS de là où vous vous trouvez et de le faire le plus rapidement possible, l’application Movescount peut enregistrer la position des satellites de là où vous résidez. C’est hyper malin. Une fois dehors, vous lancez la recherche GPS avec votre montre qui, grâce aux données retenues par Movescount dans votre téléphone, va s’y connecter très rapidement, souvent en moins de 30 secondes. Attention, cette Spartan Trainer ne fait toutefois pas exception à la règle de ces montres GPS : si vous commencez à enregistrer votre activité immédiatement sans attendre la parfaite réception du signal satellite par la montre, vous n’enregistrerez pas correctement vos données de vos premières centaines de mètres, voir de vos premiers km : votre carte sera fausse, votre distance, votre dénivelé, vos calories brûlées aussi, et j’en passe. Logique. Il faut donc attendre que la flèche GPS devienne verte, voilà, indiquant donc que la position GPS a bien été acquise. C’est bon, ça suit dans le fond ? 

Pour chacun des sports que vous allez pratiquer, vous pouvez définir la précision de la trace GPS que vous désirez. Là encore, les autres montres situées sur cette catégorie de prix font la même chose. Vous allez donc globalement pouvoir choisir entre une plus grande précision de votre enregistrement (vous pouvez choisir d’enregistrer toutes les 60 secondes, toutes les 20 secondes ou toutes les secondes) et la durée de votre batterie. En fonction de votre choix, celle-ci ira de 32 heures en continu à 8-10 heures maximum. Notez qu’elle est de 14 jours autrement, en mode montre simple (20 jours pour la Spartan Ultra).

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Pas un montre d’outdoor pour survivre dans la jungle

Un autre point que je me plais à souligner car je le trouve savoureux : la montre est construite pour résister à des températures comprises entre -20°C et +60°C. Elle ne survivra pas à un hiver canadien mais vous non plus : vous ne vous baladerez jamais dans le Grand Nord en bras de chemise au mois de janvier la montre négligemment portée sur le poignet. Non. Bon. Donc tout va bien. Quand aux +60°C, même avec le réchauffement climatique, c’est quand même très très rare de trouver des déserts où le mercure monte aussi haut. 50-52°C, oui, dans le Sahara ou Death Valley en Californie, en plein été je veux bien, mais à moins d’aller titiller d’un peu trop près, là encore en bras de chemise, les diaboliques incendies qui sévissent en Californie ces jours-co, je ne vois pas trop comment la montre peut vous laisser tomber. Ça tombe bien : je n’aime pas qu’on me laisse tomber moi !

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Cela dit, notons tout de même que la montre ne possède pas d’altimètre barométrique ni de boussole électronique. Pour l’altimètre ce n’est ni bien ni mal : tout dépend de ce qui vous intéresse. Un altimètre barométrique est en effet meilleur pour mesurer un dénivelé (ce qui nous intéresse en général en course à pied, trail running donc), mais pas pour une altitude. Un altimètre GPS est quant à lui meilleur pour la mesure l’altitude mais pas du dénivelé. Pas étonnant donc que le modèle le plus abouti des Spartan, la Spartan Ultra, en possède un (un altimètre barométrique). Par contre, petite fonction étonnante et utile sur cette Trainer : lors d’un déplacement, si vous affichez la carte sur la montre, si vous appuyez sur le bouton en bas à gauche, apparaît une petite flèche sur le parcours. Elle indique bien entendu votre position. C’est assez pratique pour ceux qui pratiquent le trail running et souhaite s’orienter sur un parcours pré-établi qu’ils auraient au préalable défini sur l’appli Movescount et importé dans la montre. Vous pouvez aussi naviguer entre d’un « point d’intérêt » à un autre, que vous aurez là aussi défini au préalable. Bien bien.

Quant à la boussole numérique, elle est présente sur la Spartan Sport Wrist et la Spartan Ultra. Pas de boussole sur cette Spartan Trainer donc. N’imaginez donc pas vous orienter à l’arrêt. La navigation ne fonctionne réellement que lorsque vous êtes en mouvement. Et oui,  je sais, c’est étonnant…mais c’est un peu difficile de le lui reprocher. Car cette montre ne se range en effet pas dans la même catégorie que ces deux monstres précités. Donc oui, l’écran est un peu petit, les possibilités du zoom sont limités et vous ne pouvez pas afficher de carte à proprement parler ; sans oublier de dire que vous ne pouvez pas non plus mesurer la température donc. Si vous vouliez la montre d’outdoor la plus aboutie, vous faîtes fausse route, je vous le répète.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Pas tactile ? Et alors ?

Enfin, concernant l’écran de la montre, il est en couleur, oui, mais sa résolution n’est que de 218 pixels X 218 pixels. C’est donc bien inférieur aux deux autres montres Spartans dont j’ai parlé peu avant et qui possèdent toutes deux une résolution à 320 pixels X 320 pixels. L’écran de cette Trainer n’est pas non plus tactile. Par conséquent, la montre ne se commande que grâce à ses cinq boutons. Pour être franche, cela ne m’a pas du tout dérangé. Qu’un téléphone portable n’ait pas d’écran tactile, c’est un problème, mais une montre…je pense qu’on en est pas là à une question technologie et miniaturisation. Disons que je ne trouve pas ça très utile. Dernière chose concernant cet écran : vous ne pouvez pas configurer l’intensité de son rétroéclairage. C’est un peu dommage même si on comprend évidemment que Suunto a plutôt choisi de maximiser l’autonomie de la montre. Du coup, quand vous êtes à l’intérieur, l’écran n’est pas des plus lisibles. Enfin moi je trouve. Toutefois, pas de panique, l’écran est en revanche bien lisible à l’extérieur, de jour, quand il y a plus de lumière. Et puis de toute façon, vous pouvez donc toujours passer votre temps à lancer l’éclairage quand vous voulez lire l’heure en appuyant simplement sur l’un des cinq boutons. C’est pas hyper pratique vous allez me dire. Bah non.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le mode sport et multi-sport

C’est véritablement ce qui fait l’attrait de ce modèle destiné à l’entraînement bien plus qu’à l’aventure donc. Vous vous en doutez, je suis maintenant bien habituée à utiliser l’interface Suunto. Ambit, Ambit 2, Spartan Ultra, Traverse (mon test à suivre ici très prochainement), Spartan Sport et à présent Spartant Trainer. Pour moi, l’interface Suunto m’a toujours semblé très intuitive. Cette Trainer ne déroge donc pas à la règle, même si j’ai noté quelques lenteurs par rapport à l’ensemble de ses grandes sœurs précitées. Ces lenteurs, je les ai rencontrées en particulier lors de la sauvegarde d’une activité. Pour démarrer une activité, nommée « move » par Suunto, il faut d’abord appuyer sur le bouton en haut à droite, puis sur le bouton du milieu, à droite toujours, faire défiler ses activités avec les boutons haut et bas, encore à droite puis démarrer l’enregistrement de l’activité en question en ré-appuyant sur le bouton central….toujours à droite. A noter que lors de la traduction, si les mots anglais passent bien, certains mots italiens sont arbitrairement coupés en plein milieu, faute de place. Je ne sais pas ce qu’il en est du français mais je vous invite à checker avec prudence mes ami(e)s. Mais en dehors de ça, c’est RAS !

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le Spartan Trainer prend en charge de nombreux modes de sport que vous pouvez à chaque fois personnaliser à partir de l’application Movescount. Là encore, si vous suivez un peu l’actualité des montres de sport haut de gamme, et mes tests, cela n’a rien de surprenant. C’est même indispensable. Ce qui est étonnant en revanche c’est que pour la première fois, vous avez tout ça dans un package à moins de 300€. Entendons-nous bien : cette Spartan Trainer se positionne clairement en face à face avec la nouvelle bombe atomique de chez Garmin, la 935, qu’une de mes collègues de Running café a testé là : http://leblog.enduranceshop.com/la-920xt-est-morte-vive-la-935/.

Pour comprendre comment ce mode sport fonctionne chez Suunto, retenez qu’un « sport » c’est en réalité un simple regroupement de paramètres : la précision du GPS, la personnalisation des champs de données (vous pouvez en afficher 7 !), les graphiques que vous choisissez d’afficher, ou pas. Une fois votre mode « sport » sélectionné, appuyez sur le bouton inférieur droit et vous marquez un tour. Pour les entraînements en fractionné, des séries répétées alternant entre intensité élevée et intensité faible, vous avez le choix de définir vos intervalles par des durées ou des distances. Une fois l’entraînement terminé, la montre vous demande comment ça s’est passé, comment vous vous êtes senti. Elle le fait dans le but, non pas de vous amuser ou parce qu’elle fait preuve d’intelligence artificielle poussée qui tend vers l’émotion, non, mais parce qu’elle enregistre en réalité chacun de vos entrainements pour être capable de produire une analyse plus large de vos ressentis qui s’inscrit dans la durée. Ça vous permet d’avoir une vision à plus long terme de vos progrès. Oui, bah un historique quoi ! Notez aussi que la montre peut se connecter à un footpod pour mesurer vos entraînements sur tapis ou piste indoor. Je regrette quand même de ne pas avoir de virtual partner sur ce modèle. C’est une fonction quand même bien utile à l’entraînement comme en compétition.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

La Spartan Trainer est également faite pour vous suivre en multi-sport. Comme je l’écrivais plus haut, pensez triathlon, duathlon. Cela permet de passer d’une activité à une autre sans mettre un terme au chronomètre ou au calcul de la distance. A ma connaissance, peu de produits à moins de 300€ peuvent se vanter de proposer un mode multi-sport aussi bien fini. Toutefois, notez bien qu’il n’y a pas de système dit « quick release » qui va vous permettre de placer la montre sur le guidon du vélo en quelques secondes. Vous devrez donc toujours la garder au poignet. C’est un détail me direz-vous. Oui, peut-être, mais pour certains obsédés du triple effort, ça peut être important, même si beaucoup ont des capteurs GPS de vélo spécifiques. Je le précise.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le mode fitness tracker

La montre va compter vos pas, la durée de votre sommeil, les calories que vous dépensez à l’effort lors d’un entraînement bien sûr mais aussi celles que vous allez consommer le reste de la journée quand vous allez être debout ou en mouvement, au bureau, chez vous. Bien sûr, la montre suit aussi votre rythme cardiaque 24h/24, 7 jours/7. Toutefois, il me semble que pour une gamme de prix similaires, les montres Garmin et Polar proposent plus de fonctions. Clairement, le but premier des designers a été de placer une montre dans cette catégorie de produits pour être en concurrence avec les autres marques mais ils ne sont pas parvenus à proposer un produit plus innovant qui puisse surprendre tout le monde, comme la Spartan Ultra à sa sortie par exemple. Trois exemples qui soutiennent cette conclusion toute personnelle :

– Comme il n’y a pas d’altimètre barométrique, vous ne pouvez pas vraiment vous entraîner à l’intérieur (ne riez pas, certains comptent les marches et les étages gravis dans la journée. D’autres n’ont pas d’autre choix pour gravir les marches et se faire les cuisses).

– Les objectifs de calories à dépenser sont à fixer manuellement mais une fois atteint, la montre ne cherche pas automatiquement à vous faire progresser en vous proposant un autre but plus ambitieux.

– Les informations enregistrées restent sur l’appareil pendant 7 jours puis sont automatiquement effacées. Seules quelques-unes sont sauvegardées sur Movescount où elles demeurent pendant 30 jours avec un accès limité : toutes les informations ne sont donc plus consultables (fréquence cardiaque, données sur le sommeil…). Arrggghhhhh….(c’est le bruit de la fille qui s’étrangle).

Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le très bon lecteur optique de fréquence cardiaque

La bonne nouvelle c’est que, contrairement à la Spartan Ultra, vous n’avez plus besoin de vous encombrer d’une de ces ceintures cardiaques bien encombrantes. Le seul petit truc à bien comprendre avec ce nouveau type de lecteur (c’est exactement le même que sur la Suunto Spartan Sport Wrist HR) concerne son placement : il est important (1) que la montre soit plus haut de les os du poignet et (2) que le bracelet soit un peu plus serré à l’effort (sans toutefois vous procurer une douleur ou vous laisser des marques sur la peau) et que, quand vous le portez le reste de la journée, car il est essentiel,  qu’il soit bien calé au contact de la peau. Et quoi qu’il en soit, il y a aura toujours des différences entre les individus. En cause : la couleur de la peau et la pilosité. Ce sont juste des faits mes p’tites cailles, je n’invente rien. Par rapport aux autres montres que j’ai pu essayer, ce lecteur fonctionne tout aussi bien. Bien sûr il y a toujours de très légères imprécisions, notamment lors des changements soudains de fréquence cardiaque ou bien même parfois un petit écart par rapport à la fréquence réelle (j’ai porté une autre montre à mon autre poignet et une ceinture de mesure cardio au thorax pour vérifier cela) mais rien qui va vraiment gêner un chercheur universitaire recherchant une amélioration de la performances de ses sujets par l’analyse précise de leur fréquence cardiaque. Notez que l’intérêt d’avoir sa fréquence cardiaque mesurée en permanence, et pas seulement à l’effort, c’est de pouvoir garder un œil sur une estimation des calories brûlées, mais également de pouvoir contrôler comment son organisme va réagir après une séance intensive.

Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR
Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Le site Movescount

Il s’agit à la fois d’un journal personnel et d’une communauté. C’est une plate-forme que j’ai toujours trouvée très bien conçue. Elle est pratique et facile à utiliser. Elle sert à paramétrer votre montre, enregistrer vos activités, comparer vos résultats et les partager avec vos amis. Le petit plus ce sont les graphiques qui sont vraiment très bien faits mais c’est aussi quelques détails qu’on ne retrouve pas ailleurs (entendez chez Garmin) comme par exemple la possibilité de pouvoir importer des routes à vous. L’erreur à ne pas commettre, je pense, c’est de modifier tout de suite dans votre profil le mode « public ». Il suffit pour cela de cliquer sur votre photo de profil et, dans l’onglet confidentialité, mettre votre compte en « privé ». Notez que vos activités, à partir du moment où vous avez ouvert un compte Movescount, et que votre téléphone est en bluetooth, sont automatiquement sauvegardées. Toutefois, malheureusement, la synchronisation est lente, très lente même. C’est le gros point négatif. Comme sur des modèles concurrents, la synchronisation automatique de Movescount.com vers d’autres plateformes partenaires, comme Strava, se fait par contre de manière simple. C’est appréciable. J’ai toutefois noté un autre bug : Quand j’ai voulu exporter mes activités, mes points d’intérêts enregistres pendant mon entrainement avaient comme par magie disparu. Erreur de ma part ou bug du système ? Je ne sais pas mais ça m’a pas mal énervé.

La batterie

C’est l’un des gros points positifs. J’ai vraiment été impressionnée. Pour moi, de ce côté-là Suunto a toujours été épatant mais là les développeurs ont fait très fort. Intégrez bien cela : dans le pire des cas, cette montre à moins de 300€, avec une captation GPS toutes les secondes, un rythme cardiaque enregistré toutes les secondes, des réceptions non-stop et en bluetooth de vos messages et email en permanence….a une batterie qui tient entre 8 et 10h en continu. Sans GPS et en simple mode montre, la batterie passe immédiatement à 14 jours ! Pour de vrai !

Suunto Spartan Trainer Wrist HR

Conclusion

Le made in China (les autres Suunto que j’ai pu avoir entre les mains étaient made in Finland) : est-ce que c’est mal ? Est-ce que c’est bien ? Je ne sais pas. C’est un simple constat. Il faudrait avoir plus de recul pour en tirer des conclusions. J’ai beaucoup aimé la facilité avec laquelle la montre attrape le signal GPS. C’est rapide, et précis. La batterie est également exceptionnelle (pour sauvegarder de la batterie, vous ne pouvez pas éteindre la montre. Celle-ci entre cependant en mode « hibernation » après une minute d’inactivité. La plate-forme Movescount est non seulement gratuite mais très bien faite et le prix de l’ensemble est particulièrement concurrentiel (est-ce le made in China ?). Par contre, la montre n’est pas tellement moins encombrante que ses deux grandes sœurs dont j’ai abondamment parlé dans ce texte. J’ai aussi trouvé que le suivi d’activité physique « fitness tracker » était un peu basique. J’aurais enfin aimé que l’antenne GPS ne soit pas dans le bracelet et puis pouvoir changer les champs des données directement sur la montre sans avoir à passer par Movescount. Par contre le prix…est là aussi exceptionnel.

Récapitulatif

Transfert du data : USB et Bluetooth Smart

Waterproof : 50 mètres

Batterie : de 8-10h à 14 jours selon le mode GPS

Fréquence d’enregistrement : 1 ou 20 secondes

Recherche GPS pré-enregistrable : Oui, sur movescount.com

Réception satellite : Très rapide

Alertes : Visuelles, par vibrations

Luminosité : Problématique

Ajout d’application : Impossible

Fitness Tracker d’activité quotidienne : Oui

Contrôle de la musique du téléphone : Non (pas de sauvegarde de musique non plus)

Envoi de message d’urgence : Non

Compatible footpod de running : Oui

Compatible avec capteurs vélo et power meter : Oui

Calcul oscillation verticales : Non

Calcul temps de contact avec le sol : Non

Estimation de la VO2max : Oui

Prédiction de chrono course : Non

conseil sur la récupération : Oui

Mode marche/course : Non

Mode nage en eau libre : Oui

Mode nage en indoor : Oui

Mesure des données natation (mouvement, etc…) : Oui

Enregistrement de la FC sous l’eau : Oui

Changement de la longueur de la piscine : Oui (minimum 15 mètres)

Modification des champs de données : Oui

Auto start/stop : Oui

Virtual partner : Non

Enregistrement de records personnels : Non (autre que dans l’historique)

Enregistrement et suivi de Waypoints : Oui

Fonction retour au point de départ : Oui

Download et enregistrement de parcours : Oui (à partir du téléphone)

Altimètre barométrique ou GPS : GPS

Boussole : Non

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