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300 coureurs, 120 Km, 3 étapes, autosuffisance alimentaire et un bon gros désert des familles.

Par la rédaction, avec notre envoyé spécial Alessandra Rampazzo. Photos © WAA / E. Montgobert et L. Mouveau pour le HMDS Fuerteventura

Avant de goûter à proprement parler aux charmes de la seconde édition du HMDS de Fuerteventura, la course désertique dont on vous a déjà parlé amoureusement, les quelques 285 coureurs devaient dimanche soir commencer par faire valider leur matériel obligatoire, faire peser leur sac et présenter leur certificat médical. Petit rappel, pour ceux qui suivent ou pour les fous de grands espaces et de défis hors normes, deux pays seulement reçoivent actuellement le HMDS. Il y a Fuerteventura, l’une des plus grandes îles de l’archipel des Canaries, propriété espagnole, et, en Décembre prochain, le désert d’Ica, au Pérou.

Validation du HMDS
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Entre le sable des plages océaniques, les ascensions dunaires et les sentiers pierreux, parfois techniques, les paysages de cette épreuve sont pour le moins contrastés. Dimanche soir, à l’hôtel Playitas (franchement ce nom digne de nos chers Bronzés il fallait quand même l’inventer !), Fernando González, le directeur de course de nationalité espagnole a eu l’occasion de rencontrer l’ensemble des concurrents avant le départ d’hier, lundi. L’organisation s’est chargée de vérifier le sac, contrôler le matériel obligatoire, valider le certificat médical et, à ne pas oublier, installer les balises géolocalisées de chaque concurrent afin que ses proches et ses amis puissent le ou la suivre en Live sur Internet.

Rappelons que c’est plus de 40% de femmes qui se sont élancées hier sur cette seconde édition. Si certains coureurs sont de véritables initiés, certains avec même plusieurs participations au Marathon Des Sables du Maroc, d’autres sont néophytes en matière de course dans le désert et vont donc découvrir cet univers. C’est le cas de notre petit canaris, notre italienne de charme, dernière recrue de notre équipe et légèrement tête brûlée. Ce matin, c’était le départ de la course avec, notamment, le début de l’autonomie alimentaire.

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Remigio Huaman Quispe, le péruvien qui commence à se faire un nom dans ces courses hors normes  a fait forte impression hier lundi sur cette première étape. Vainqueur de l’édition de 2017, il a  semblé très à l’aise, notamment sur les sentiers techniques de cette première étape, dont le départ a été donné en bordure de l’Océan Atlantique, sur la plage de la Pared, et qui compte 25 kilomètres. Aaron et Jack Davison ont trépigné d’impatience avant de prendre « enfin » le départ. « Je suis prêt depuis des semaines ! » nous a ainsi assuré le jeune coureur canadien qui fête ses 17 ans. Son père a tout de fois modéré les propos de son fils. Il nous a ainsi assuré qu’ils vont tous deux surtout chercher à maîtriser cette première étape. « On sait que la longue étape peut être compliquée, surtout après notre première nuit dans le désert » nous a-t-il enfin soufflé.

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Quant à notre envoyée spéciale, voici ce qu’elle nous a raconté hier après-midi après son arrivée : « Étape 1, longue de 24,9 km. Allez, 25 quoi. Départ sur la plage et après un kilomètre nous sommes déjà dans le désert. Le groupe de coureurs est étendu et je peux donc largement profiter du magnifique paysage dans lequel nous nous trouvons. Kilomètre après kilomètre, le sol change de nature sous nos pieds : il y a le sable noir, les roches compactes, les pierres et puis ce sable fin, si fin, et blanc. Dieu que c’est beau. La fatigue disparaît dès qu’on lève les yeux car la nature, vierge, est partout ! Mais ce ne sont que les 24 – allez, 25 – premiers kilomètres.

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Demain la course commence, la vraie ! 66 kilomètres. Je rentre dans ma tanière. Ma tente. A demain ! Ou après-demain plutôt. Petite note pour rigoler : la première femme est Mathilde Vinet, une parisienne qui a mis 2 heures et 48 minutes. Moi ? 3H et 48 minutes. Pourquoi ? Fallait pas ? Chez les garçons, c’est mon copain Remigio Huaman, le petit Péruvien trop « cute » qui court plus vite que son ombre et qui s’impose, à l’aise. Il franchi la ligne d’arrivée en volant. Si si je l’ai vu ! Il a mis 2 heures et 5 minutes. Le bon. La brute. Tout sauf un truand lui. Quelle classe…

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Rendez vous donc aujourd’hui pour près de 66 km, alternant dunes et sentiers piégeux de l’île. Les favoris tenteront d’arriver dans l’après midi mais le reste du peloton atteindra l’arrivée en pleine nuit.

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