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Pour franchir le mur du son dans un gros BOUM. Pas moins. 

Par la rédaction, avec Stéphane Decressac. Photos © Lacerations.

232g (H), 204g (F). Hauteur talon de 28,4 mm (H) et 28,3 mm (F), hauteur métatarses de 17,8 mm (H) et 17,6 mm (F), drop de 10,6 mm (H) et 10,7 (F). 139,95€

Boston, on le sait, c’est ce marathon mythique, le plus vieux marathon du monde, qui a lieu chaque année en avril, sur le 3ème weekend, et pour lequel on ne peut participer sans être qualifié. Autant dire que Boston est un marathon prestigieux, sans doute l’un des plus prestigieux aux côtés de New-York ou Londres, deux autres Abbott World Marathon Majors. Mais Boston c’est aussi le nom donné à cette chaussure bien ferme sous le pied et pas très souple en semelle depuis maintenant 7 générations par Adidas, l’équipementier Allemand. Ferme ? Pas très souple ? Oui. C’est à ce prix que le retour d’énergie est encore le meilleur quand on cherche la bagarre avec un modèle léger, offrant un brin d’amorti, capable de vous emmener à des vitesses inexplorées et sur 42,195 km.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

La tige 

Comme nous vous l’annoncions dans notre vidéo d’introduction de l’autre jour sur le Facebook, Adidas a retravaillé le mesh de ce modèle, au niveau de l’avant-pied mais aussi sur les côtés, dans le but d’offrir une chaussure qui va particulièrement faire de l’effet sous les plus grosses chaleurs. On le voit bien sur les photos, la maille latérale est en effet très fine, très aérée, mais un peu rude au toucher. Elle est aussi beaucoup plus ferme que celle qui enveloppe l’avant-pied.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Les trois bandes Adidas servent de maintien pour le pied, entre les lacets, la fine languette et la semelle intermédiaire. Classique des classiques. Elles renforcent donc cette tige, de chaque côté. Devant, le tissu est composé de deux couches: tissu rouge-orangé doux cousu à l’intérieur et un autre, noir, et légèrement râpeux (légèrement, toujours pas de quoi fouetter un mammouth). Derrière, au talon, la coque est fine mais rigide et le collier de cheville est lui aussi des plus fins. Du coup, on peut  parfois avoir l’impression que notre talon n’est pas tenu au mieux. Ça va dépendre de la forme naturelle de votre pied, et de votre foulée, mais c’est un élément à prendre en compte. Et c’est aussi une excellente raison pour essayer la chaussure en magasin ; d’autant qu’elle chausse aussi très petit, très, surtout en largeur. Dommage à ce titre qu’Adidas ne propose pas plusieurs largeurs car franchement, c’est un défaut qui peut être rédhibitoire et vous forcer à…et bien à vous porter sur un autre modèle.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Dernier point sur la tige : la languette. Celle-ci est simple, fine et cousue au lacet de chaque côté sur toute la longueur. C’est une excellente nouvelle car la languette de la Boston 6 avait tendance à bouger en courant, voire carrément disparaître vers le bas, engendrant gêne et frottements.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

La semelle intermédiaire

Ce qui est formidable avec le Boost (à l’origine créé en 2013 par Adidas) c’est qu’on finit par oublier, dans le cas de notre Boston 7, qu’il s’agit d’un procédé d’amorti. En effet, pour aller vite, nous n’avons généralement pas besoin d’une épaisse semelle qui amortit les chocs. Non. L’épaisse semelle qui amortit les chocs nous en avons besoin pour réussir à durer sur les distances les plus longues, pour protéger notre intégrité physique. Mais pour aller vite, en théorie, ce n’est pas la peine. Alors, oui, bien entendu, l’épaisseur du Boost est moins importante sur cette Boston 7 que sur les modèles Solar Glide (testé ici :http://leblog.enduranceshop.com/ladidas-solar-glide-pour-vous-servir/), l’Ultra Boost ou encore la Pure Boost.

Chacune a été testée par nos soins, là, et là :

http://leblog.enduranceshop.com/la-pura-vida/
http://leblog.enduranceshop.com/pour-aller-vite-oui-mais-jusquau-marathon/

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Enfonçons une porte ouverte : on ne peut pas reprocher à cette chaussure de ne pas proposer assez d’amorti. Ça serait comme lui demander d’être amphibie. Ça n’a pas de sens. Alors bien sûr qu’elle est rigide, qu’elle est légèrement amortissante et qu’il vaut mieux ne pas peser 95 kg et courir le marathon en plus de 3h30 (c’est une moyenne !) pour les utiliser à bon escient. On vous prévient.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Alors une fois qu’on a écrit ça et bien le reste coule tout seul. D’autant que ce Boost n’a pas changé depuis la dernière fois, la version 6. Le Boost c’est le Boost, un polyuréthane thermoplastique en forme de petites capsules très amortissantes, très dynamiques et très résistantes à l’usure. C’est étonnant mais c’est comme ça. Il y en a moins sur ce modèle que sur les autres précités, et donc c’est un peu moins de tout cela à la fois. Mais, on se répète : c’est le but ! Aucune mauvaise surprise ici. Au contraire. Ou alors c’est que vous n’avez rien compris ni à ce modèle ni à ce texte. Vilain. La chaussure pèse 200g et des poussières et son objectif, son unique objectif, est de vous aider à courir vite, en fractionné, sur courtes distances, sur des distances plus longues…mais si et seulement si, vous en avez le niveau ! Point final. Tout est dit. Si vous cherchez plus d’amorti, plus de souplesse, passez votre chemin et dirigez-vous vers les autres modèles Boost. Pour finir, ajoutons que la semelle emporte avec elle le système Torsion qui aide au fonctionnement naturel de la pronation et permet donc au pied de rester dans l’axe lors du déroulement de la foulée. C’est classique, pas nouveau, mais ça fonctionne. Là encore, prudence, si vous êtes un coureur lourd avec une forte propension à l’hyper-pronation, ce modèle n’est pas pour vous. Il reste avant-tout destiné aux coureurs à foulée neutre, et légère. C’est écrit. Ré-écrit. Ré-ré-écrit.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

La semelle externe

Fine, légère mais costaude. C’est la promesse de cette alliance entre l’équipementier sportif Adidas et le fabricant de caoutchouc automobile (de pneus donc) Continental. Et comme sur tous les modèles de course sur route Adidas actuels, ce caoutchouc est mince mais viril. Un vrai p’tit dur. C’est évident quand on a la chaussure en main (et ça se voit aussi sur les photos), la couche Continental n’est que d’un ou deux millimètres, pas tellement plus. Pour le coup, celle-ci ne change pas non plus par rapport au modèle précédent.

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Mais concrètement, sur le terrain, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le grip, l’accroche de ce modèle, malgré sa très fine pellicule de caoutchouc va continuer de faire le bonheur de ceux qui n’ont pas peur de l’hiver, de la pluie, des bitumes détrempés. Question résistance à l’usure, c’est aussi très fort. On a beau se demander comment la semelle externe va bien pouvoir résister à nos centaines de km parcourus chaque saison, celle-ci ne bouge pas, ou presque pas. La chaussure tiendra une saison sans problème, une année même, voire deux si vous ne la sortez que pour les moments rares, ceux qui se destinent à accompagner vos meilleures performances. Et croyez-nous, elle vaut le coup !

Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7
Adidas Adizero Boston 7

Conclusion

Un modèle que vous connaissez peut-être. Sans quoi, il mérite vraiment d’être essayé. C’est un mythe. La chaussure est pour les coureurs rapides, légers et aux pieds fins. Elle peut être portée sur toutes les distances, en fonction de votre niveau mais là où elle va vraiment faire parler la poudre qui sommeille en elle, et en vous, c’est sur le semi et le marathon, si tant est que vous ayez le niveau pour la pousser dans ses retranchements et lui faire ainsi franchir le mur du son. Le vôtre. Alors ? Oserez-vous la passer ? Nous sommes plusieurs à la rédaction à avoir définitivement adopté cette nouvelle version, plus light en tige, plus typée été et pays chaud. Un marathon sous le soleil ? Singapour ? Moorea ? Un Ironman sous les palmiers ? Hawaii, Kona pourquoi pas ? Voici votre bombe. Atomique.

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