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Le Standard Chartered Singapore Marathon ? Pourquoi ? Quand ? Comment ?

Par la rédaction, avec notre envoyé spécial Gaël Couturier et notre local de l’étape, Abhishek Grover. Photos © Standard Chartered Singapore Marathon

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

Le marathon de Singapour, officiellement le Standard Chartered Singapore Marathon, s’est déroulé dimanche dernier, le 9 décembre, au même moment que d’autres marathons à travers la planète, Honolulu, à Hawaii, par exemple, ou encore Ho Chi Minh, au Vietnam et Dallas, au Texas. Mais ce marathon de Singapour revêt cette année une importance toute particulière. Il est en effet grandement question qu’il devienne le 7ème Abbott World Marathon Majors, après Tokyo, Boston, le Virgin Money London Marathon, le BMW Berlin-Marathon, le Bank of America Chicago Marathon et le mythique TCS New York City Marathon. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? Et surtout, à quoi va ressembler ce nouveau marathon qui rentre dans la catégorie la plus select de la planète. On a mené l’enquête.

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

Petit retour en arrière pour commencer

En 2015, le Dalian Wanda Group, dirigé par Wang Jianlin, l’homme le plus riche de Chine et dont le headquarter est à Beijing, rachète au fond d’investissement Américain Providence Equity Partners LLC, la World Triathlon Corp, qui développe les triathlons Ironman pour 900 millions de $. Vous suivez ? Un chinois, de Chine, achète donc un monument de la culture de l’endurance made in USA. Ce faisant, dans son panier de ménagère, Mr Wang Jianlin récolte aussi quelques courses sur route appartenant déjà à World Triathlon Corp. Dans le lot, il y a le marathon de Bordeaux, un semi-marathon à Santa-Cruz en Californie mais aussi ce fameux marathon de Singapour dont c’était  ce dimanche la 17ème édition. Et comme en avril 2017, Mr Wang Jianlin a également signé un partenariat de 10 ans avec Abbott World Marathon Majors (AbbottWMM) dans le but de développer des marathons de qualité exceptionnelle à travers la planète, il est certain, pour commencer, que ce développement va principalement se faire dans les régions du monde actuellement pauvres en grand rendez-vous internationaux, autrement dit l’Asie, et l’Afrique.

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

Pour l’Afrique, nous n’avons pas encore eu trop d’infos, même si l’interview que nous publierons demain donne quelques bons éléments de réponses, notamment, cela va de soi, sur l’Afrique du Sud. Mais pour l’Asie, en plus d’un développement évident en Chine, Singapour est le candidat idéal parce que son marathon est au cœur d’une ville dynamique, tournée vers l’internationale où se trouvent justement les bureaux d’Ironman Asie. Nous avions eu la chance d’avoir un reporter sur place à la fois l’an passé et cette année. Malheureusement, pour des questions d’organisation, il n’a pas pu courir le marathon cette année mais son expérience de l’an passé en dit long sur les particularités de cette épreuve oh combien différente de celles dont nous avons l’habitude ici en Europe et auxquelles nous avaient habitué les responsables des six premiers Abbott World Marathon Majors. Les vidéos suivantes ont été tournées en 2017 – on ne vous prend pas en traitre. Nous n’avions pas eu l’occasion de les diffuser. Malgré le fait qu’elles datent un peu, elles continuent d’apporter un éclairage intéressant sur ce à quoi il faut s’attendre quand on va courir un marathon du bout du monde tel que celui de Singapour.

Oui mais qu’est-ce qui s’est passé dimanche ?

Bon, on va quand même vous raconter ce qui s’est passé dimanche, côté course, ça vous donnera là encore un éclairage sur cet event pas comme les autres. D’abord, ça compte et ça montre à quel point Singapour prend cette histoire d’Abbott World Marathon Majors au sérieux, pour la première fois de son histoire le Standard Chartered Singapore Marathon (SCSM) a eu des élites fauteuils, comme tous ces grands marathons justement. Sur les deux jours d’épreuves, 127 pays étaient représentés et un nouveau parcours (que nous n’avons donc pas testé) était offert : des buildings scintillants, des jardins exotiques, 30 « entertainment points », autrement dit 30 points avec de la musique et autres animations attendaient les coureurs sur la course.

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

Un départ de nuit (on explique ça dans les vidéos), et lorsque le soleil se lève, c’est le Kenyan Joshua Kipkorir, 24 ans, qui prend les commandes de la course masculine. Il ne les lâchera plus et s’impose en 2h12’20 ». Il s’impose devant le champion de l’an passé, son compatriote Felix Kirwa tandis qu’Andrew Kimtai, Kenyan lui aussi termine 3ème.

Le chrono de Joshua Kipkorir, c’est le deuxième meilleur temps de l’histoire de cette course et c’est plutôt impressionnant quand on connaît les conditions climatiques de Singapour où il fait très chaud et surtout très humide, même la nuit, même quand le départ est donné à 4h30 du matin ! Pour être précis, il était donné à 4h28 pour les fauteuils élites du marathon, à 4h33 pour les élites valides du marathon et par vagues successives entre 4h35 et 5h25 pour les amateurs du marathon, du semi et de l’Ekiden, le relais. 9h30 était le cut off du semi-marathon, 12h30 était celui du marathon et du relais.

Chez les femmes, c’est la Kenyane expérimentée, 38 ans, Priscah Cherono qui s’est imposée en 2h32’12 ». Comme pour le vainqueur masculin, c’était son premier marathon de Singapour. Elle s’est détachée dès le km 40 et n’a pas laissé revenir ses compatriotes  Stella Barsosio et  Jane Jelagat. Juste après la course, elle a par ailleurs déclaré : « J’ai bien aimé courir ici, même si c’est terriblement chaud. Heureusement, si la journée de samedi était vraiment très chaude, celle d’aujourd’hui a été un peu meilleure. Je me suis bien préparée et j’ai gagné. Un rêve ».

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?
Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

Les Kenyans se sont d’ailleurs particulièrement distingués et n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires asiatiques puisque chez les femmes comme chez les hommes, ils ont trusté toutes les places des deux podiums. Il faut dire que les organisateurs avaient frappé un grand coup avec un prize-moyen total de 420 000$ Singapourien, c’est à dire environs 270 000€. Un beau package quoi.

Notons aussi que chez les fauteuils, c’est le japonais Kota Hokonuie et la championne paralympique Chinoise de 2016, Zou Lihong, qui s’imposent respectivement en 1h13’36 » et 1h46’48 ». Chez les hommes, le podium a été complété par un autre japonais, Sho Watanabe, et un Américain Joshua George. Chez les femmes, deux australiennes ont talonné la Chinoise : Madison De Rozario et Eliza Ault-Connel. C’est d’ailleurs cette chinoise qui a pris la parole après la course : « J’ai vraiment beaucoup aimé ce parcours, la ville la nuit est magnifique et je vais tout faire pour revenir l’an prochain ». Le meilleur Singapourien homme, Soh Rui Yong, gagne en 2h41’49 ». Chez les femmes, Lim Baoying, médecin du sport dans la vie, gagne en 3h16’36 ».  Soh Rui Yong : « C’est un honneur d’être sacré champion parmi tant de mes compatriotes qui sont aussi très forts. L’organisation était splendide, sans faux pas, et c’est sans doute un bel avenir qu’a cette épreuve devant elle, surtout si la communauté de running à Singapour continue de progresser ».

Rappelons que le marathon de Singapour est le seul de toute l’Asie du Sud-Est à posséder le label gold de l’IAAF. C’est là encore, une pierre de plus apportée à l’édifice pour devenir un vrai  Abbott World Marathon Majors, et le rester. Dans la pure tradition Ironman, la veille de course était destinée aux enfants, dans les Universal Studios Singapore. Il y avait un 5 km et un 10 km. Là aussi, d’après les organisateurs, quelques milliers d’enfants ont participé et, sans doute, découvert les joies de la course à pied pour la plupart d’entre eux.

La fameuse interview de Geoff Meyer, Executive Race Director for Standard Chartered Singapore Marathon et Managing Director of Ironman Asia.

Nous avons rencontré Geoff dans ses bureaux de Singapour en exclusivité juste avant la course. Nous publierons son interview dans la 2ème partie de cet article. En attendant, après la course, voici ce qu’il nous a rapidement déclaré : « C’était sans conteste la meilleure année du SCSM ! On a beaucoup travaillé et fait quelques vrais changements et nous n’avons que des retours positifs des participants, notamment sur les voies fermées à la circulation, les ravitaillements et la variété de nos animations. L’équipe a bien bossé et nous allons de l’avant, produisant peu à peu une course d’une qualité égale aux plus grands marathons de ce monde ».

Et si le SCSM devenait le 7ème Abbott World Marathon Majors ?

En attendant la suite de notre article demain, pour ceux qui veulent aller plus loin, le site de la course donne quelques bonnes idées : www.SingaporeMarathon.com. Une autre bonne idée, en dehors de rester branché sur ce blog, c’est de suivre la course sur des réseaux sociaux : www.facebook.com/SGmarathon
Instagram: @sgmarathon
Twitter: @SG_marathon

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