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Hong Kong est une ville formidable. Il faut en profiter.

Par la rédaction, avec notre envoyé spécial Gaël Couturier. Photos © Lao Yao pour Vibram® Hong Kong 100, Lacerations.

S’acheter un billet d’avion à 600€, au bas mot, pour y passer 12h non-stop, se manger 7h de décalage horaire dans la figure en arrivant, se retrouver au milieu de rutilants buildings dans un pays de plus 1,379 milliard d’habitants, avec une densité de population qui n’a rien à voir avec ce que nous connaissons en Europe : jusqu’à 57 250 hab./km² dans certains quartiers de Hong Kong quand Paris, la ville la plus peuplée de France, tourne à 21 000 hab./km². Et puis, bien sûr, courir 103,6 km avec 5300 mètres de dénivelé positif dans un temps limite de 30h, à 70% sur du dur, du béton, des marches, des pierres…Tout cela est-il bien raisonnable ? La réponse de notre reporter est Oui. Avec un O majuscule. Voici pourquoi.

Faut-il faire la Vibram® Hong Kong 100 ?
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D’abord il faut parler d’Hong Kong. Quand on débarque à Hong Kong pour la première fois, contrairement aux attentes des plus anxieux d’entre nous, le choc n’est pas si rude. Car à Hong Kong, même si c’est la Chine, tout le monde parle anglais, ou presque. Alors, oui, bien sûr, si vous ne pratiquez pas l’anglais, ni le cantonais, voire le mandarin, les choses vont rapidement se compliquer pour vous. Et là, bon courage ! Mais si vous maîtrisez suffisamment l’une de ces trois langues alors Hong Kong est une destination rêvée pour pratiquer le trail running. Rêvée ? Rêvée. Je m’explique.

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Cette ville est très impressionnante. Mais elle n’est pas intimidante. Elle a le talent de vous faire vous sentir tout de suite à l’aise. D’abord il y a tous ces buildings, d’impeccables tours de bureaux plus modernes les unes que les autres et cette concentration d’appartements serrés les uns contre les autres, petits à l’intérieur et ne payant souvent pas de mine à l’extérieur. À ce propos, je vous conseille le séjour en Airbnb. J’ai testé pour vous. Ça s’est très bien passé. Il suffit de faire un peu la sélection à l’entrée, mais c’est une pratique aussi courante à Hong Kong qu’à Bordeaux, Nice ou Paris et c’est totalement safe.

Hong Kong est divisée en plusieurs îles mais toutes ne sont pas peuplées de la même manière. La plus sympa, clairement s’appelle Hong Kong Island, au Sud. C’est celle des quartiers résidentiels les plus agréables, celles des buildings les plus modernes aussi. Mais c’est surtout celle de la vie la plus équilibrée, entre trépidation chinoise totalement dingue – imaginez Times Square à Manhattan à l’heure des sorties de bureau….mais en Chine – et le calme colonial à l’ancienne, avec un tramway qui marche à la vitesse d’une bicyclette. C’est donc sans conteste l’île la plus classe, la plus cosmopolite, la plus contrastée, la plus occidentale aussi. Car c’est là que vivent 90% des expatriés, si ce n’est pas 99%. Entourée par la mer de Chine du Sud, Honk Kong Island est à quelques centaines de mètres de Kowloon City, au Nord, de l’autre côté de la Kowloon Bay. Kowloon City, c’est autant un paradis pour le shopping qu’un enfer pour celui qui recherche le calme et la solitude, comme pour se détendre et se concentrer avec zen avant d’affronter cette terrible Vibram® Hong Kong 100. Cette autre partie de Hong Kong est directement reliée à la Chine, la maison mère en quelque sorte, par la ville de Shenzhen notamment. Car Hong Kong, dans son ensemble, et à presque tous les niveaux, c’est la Chine. Rendu à la république populaire de Chine par les anglais en 1997, Hong Kong bénéficie encore, et jusqu’en 2047, d’un statut autonome, plus démocratique sur le plan économique et social que le reste du pays. Mais la ville d’Hong Kong est officiellement appelée « région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine ». Ça ne laisse donc aucun doute sur son avenir. Passons. Discuter de cette politique, qui clairement divise les natifs de Hong Kong, n’est pas notre propos.

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Hong Kong Island est donc une jungle de béton. C’est vrai. Mais son charme demeure très fort. D’abord, d’un point de vue architectural, c’est un mélange hétéroclite impressionnant. D’anciennes bâtisses coloniales sont réhabilitées en lieu de sortie à la mode, de nouveaux immeubles ultra modernes jouxtent d’autres buildings moins excitants, datant des années 70-80, quand Hong Kong est soudain devenu un tigre de l’Asie, une des plus flamboyantes de ces puissances économiques asiatiques misant, entre autre, sur les nouvelles technologies (son grand rival d’aujourd’hui s’appelle Singapour). Ensuite, la nature n’est pas loin. Elle cherche à reprendre ses droits à chaque instant et ne s’en cache pas, si tant est que le regard de l’homme se porte, curieux, au-delà des façades. Cris des oiseaux de paradis perchés juste au-dessus de votre tête, singes hurleurs, et même gros cochons sauvages se baladant en bande sur les routes les plus hautes de l’île, proches des derniers buildings (Wan Chai Gap Road pour ceux qui connaissent). Ceux-là sont parfois les plus chers, ceux qui flirtent avec les forêts de bambous et cette nature encore bien préservée. Car malgré ce qu’on imagine, les 2/3 de Hong Kong sont fait de parcs nationaux, de réserves naturelles, de lacs, de petites montagnes. Un dernier point essentiel sur cette ville étonnante, état dans l’état : où que vous alliez, vous allez bien manger. Chinoise ou internationale, street food, petit, moyen ou très grand restaurant, la cuisine de Hong Kong est réputée dans le monde entier, à juste titre. Quand on est coureurs à pied, qu’on mange comme trois Schwarzenegger en bonne santé, c’est une très bonne nouvelle n’est-ce pas ?!

Et la course alors ? Oui et bien cette Vibram® Hong Kong 100 en tant que telle est formidable. Elle se court principalement sur du dur, des sols bétonnés, des routes, des escaliers, mais les points de vue sont magiques, les petits cols sont sévères, c’est vrai, certaines collines sont à la limite du franchissable, du supportable, même pour le trailer en forme, mais les plages sont blanches, les forêts sont propres, les bénévoles sont aux petits soins, la température n’est ni trop haute ni trop basse, les ravitaillements sont parfaitement garnis à tout heure du jour et de la nuit, la population locale est très encourageante, souriante, et les singes macaques rencontrés dans « monkeyland » entre les CP 7 et CP 8, passé le 86ème km quand vous êtes presque déjà au bout de votre vie, sont pour le moins coquins, voleurs, bagarreurs, malins, fourbes et, parfois, agressifs. Comme le dit le descriptif du parcours pour cet endroit : « Attendez-vous à devoir partager votre nourriture, que vous le vouliez ou pas ! ». Bref, la course est piégeuse, rocailleuse, inégale, cassante et parfois même escarpée, voire carrément abrupte. Cette année, 30% du peloton n’a pas terminé. DNF. Comment aborder cette épreuve ? Quel est le matériel à prévoir pour être sûr d’aller au bout de la Vibram® Hong Kong 100 ? C’est tout l’objet de notre prochain article : Faut-il faire la Vibram® Hong Kong 100 ou pas ? Part II. Stay tuned sauvages. Et commencez dès maintenant à travailler dans les marches. Hop hop hop.

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