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Gabe Grunewald. #borntokillcancer

13 juin 2019 | News

Par la rédaction. Photos © Collections personnelle de Justin et Gabrielle Grunewald.

Ce sont nos confrères de www.outsideonline.com qui nous ont alertés, hier mercredi et nous nous en sommes tout de suite fait le relai sur notre Facebook. Car Gabrielle Grunewald, née Anderson, athlète américaine très suivie dans son pays, vient de mourir. Elle avait 32 ans. C’est une forme rare de cancer qui l’a finalement emportée, l’Adenoid Cystic Carcinoma, après plus de 10 ans de combat. La belle – parce que, oui, quand même, il faut bien le dire : cette fille était superbe – se battait sans arrêt, allait de rechute en compétition de course à pied, et vice-versa, avec pas mal de succès. L’espoir était permis. Du moins jusqu’en ce début d’année où les choses n’ont cessé de se compliquer. C’est son caractère qui nous plaisait ; un caractère que seul les vrais champions possèdent : celui de ne jamais, jamais, abandonner. Nous ne la connaissions pas, nous ne la suivions même pas depuis longtemps sur les réseaux sociaux, mais ces photos, son combat, son sourire et sa détermination nous ont touchés. Sans oublier l’amour de son mari, très bon coureur aussi, et médecin dans la vie. Cette fille était une guerrière. Ce couple était magnifique. Qu’on se le dise. Qu’on se le répète. Encore. Toujours.

Gabe Grunewald. #borntokillcancer
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Gabe Grunewald vivait à Minneapolis au cœur de l’Amérique, dans le Minnesota, dans le Nord-Est du pays. Elle est morte à Minneapolis, entourée de son mari, de sa maman, de sa famille et de ses amis. Née en 1986, Gabe Grunewald est donc partie hier. À 32 ans. C’est bien entendu trop tôt. Selon les deux articles de deux médias parmi les plus puissants du web américain, celui du New-York Times(https://www.nytimes.com/aponline/2019/06/12/us/ap-ath-obit-grunewald.html?searchResultPosition=1), celui d’Outside (ici : https://www.outsideonline.com/2398145/gabe-grunewald-obit), Gabe avait commencé par être compétitive très tôt, dès le lycée. À l’université du Minnesota, elle fut bien entendu recrutée dans la team pour la piste, la « track team ». En 2009, pendant une compétition, on lui annonce qu’elle a un cancer et qu’il n’est pas curable. Une opération et des mois de radiations plus tard, Gabe reprend le chemin de la piste et place même le record du 1500 m scolaire américain (celui-ci tient toujours !).

Gabe Grunewald. #borntokillcancer
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En 2010, on lui trouve un autre cancer, de la thyroïde cette fois. Elle est traitée. Elle se bat. Elle continue de courir et de faire de la compétition. Peu à peu, elle comprend qu’elle est en train de devenir une icône. Celle d’une lutte contre le cancer. Sa fondation, Brave Like Gabe (bravelikegabe.org), dénonce et s’attaque tout particulièrement aux formes de cancer contre lesquelles aujourd’hui la science ne peut rien.

Gabe Grunewald. #borntokillcancer

En 2012, notre jeune femme termine 4ème des essais américains pour les Jeux Olympiques sur 1500 mètres et manque d’une place de rejoindre son équipe nationale pour aller à Londres. En 2013, 4 ans après avoir été diagnostiquée avec ce diable de cancer, elle place un 4’01’48 », 11 ème chrono américain de tous les temps. En 2014, elle gagne le titre national sur 3000 mètres.

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En 2016, après avoir participé à ses seconds essais américains pour les JO de Rio, on lui trouve une tumeur de près de deux kilos dans le foie. D’où sa longue cicatrice visible sur ces photos. Cette cicatrice deviendra d’ailleurs le symbole de son combat, sa marque de fabrique. Elle ne s’en cachera pas. Son calvaire ne s’arrête pas là. En 2017, on lui trouve encore des tumeurs, dans le foie. 12 au total. Malgré une chimiothérapie très agressive, Gabe Grunewald continue de s’entraîner et de faire des courses. Brooks produit même un court documentaire de sa saison, de son combat. Il est ici :

En début d’année 2019, c’est la descente aux enfers. Elle va de rechute en rechute. Jusqu’à hier. Mercredi 12 juin 2019. Ce qui restera de cette épatante jeune femme, hormis l’horreur et l’injustice qu’on peut tous ressentir face à son histoire – elle n’est bien sûr pas sans rappeler celles de millions d’autres victimes du cancer – c’est son amour de la vie, de la course à pied et sa façon de se battre. C’est ce qui nous a touchés. C’est ce qui touche tout le monde du running aujourd’hui, principalement américain, cela va de soi. « Je ne pense pas que nos sociétés mettent en avant des gens qui luttent, qui sont engagés dans les combats ordinaires de la vie de tous les jours. On voit des médailles d’or, des victoires rocambolesques, des succès fous, des capitaines d’industrie et des milliardaires qui réussissent comme personne mais, moi, je ne fais pas partie de ces gens. Ce que je montre, c’est un combat triste et quotidien » déclare-t-elle à la fin de ce documentaire que nous vous encourageons vivement à regarder jusqu’au bout, même s’il est en anglais.

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Gabe Grunewald. #borntokillcancer
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« Avec mes cancers, cela n’a jamais été facile. J’ai fait de mon mieux. Je me suis battue pour faire des choses, tant de choses, que je n’aurai bien sûr pas faites si j’avais tout de suite raccroché, si j’avais abandonné quand c’était un peu trop difficile. Mon message c’est que c’est OK de se battre et d’avoir du mal. C’est OK. Mais ce n’est pas OK de perdre confiance en soi, d’abandonner ses rêves ».

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32 ans. Gabe avait tout d’une star. Repose en paix princesse. #borntokillcancer.

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