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Les plus belles dunes du monde et un Julien Chorier d’un autre monde.

Marathon Des Sables. Deuxième étape.

8 avril 2019 | Évènements

Par la rédaction, avec Gaël Couturier. Photos © Marathon des Sables / Cimbaly

Marathon Des Sables. Deuxième étape.
Marathon Des Sables. Deuxième étape.

13 km dans les dunes de Merzouga. Voilà de quoi était fait le gros (gros) morceau de la journée d’aujourd’hui lundi. 32,5 km au total et déjà les abandons se multiplient. La faute à une première étape très facile où les plus présomptueux n’ont pas su se ménager, la faute à ses dunes incroyablement belles mais dans lesquelles il est impossible de ne pas s’enfoncer.

Marathon Des Sables. Deuxième étape.
Marathon Des Sables. Deuxième étape.

2 Check Point, une étape courte mais dure.

Comme hier, l’étape a été relativement courte. Comme hier, les plus forts sont partis à 13-14 km/h. Une allure qu’ils tiendront le plus possible. Comme hier les plus faibles d’entre nous – le gros du peloton vraiment – a forcément souffert et bien tiré la patte. Bien sûr il a fait chaud, mais c’était attendu. Ce qui l’était moins en revanche, surtout pour les novices de l’épreuve, c’est le résultat de tant de pas dans les cailloux, la piste, les petites dunes, les vraies grandes dunes. Elles sont belles, à un point qu’on imagine pas, mais … qu’elles sont dures à franchir !

L’étape a commencé par une mise en jambe qui ressemblait à la première étape : des cailloux, peu de sable, un sol dur, changeant, et la température qui monte lentement. 13 premiers km sans trop de surprises donc. Et puis après : l’enfer et le paradis au même moment. Le CP1 est au pied de ces grandes dunes de Merzouga. Généralement, les dunes de Merzouga arrivent sur la dernière étape, la charity stage, l’étape charité. Mais cette année Patrick Bauer a décidé d’innover. Cela faisait quelques années que les dunes de Merzouga n’étaient pas arrivées plus tôt que prévu. Elles n’ont pas déçu. Fort heureusement le cap à suivre choisi par les pisteurs de l’organisation coupait au milieu des plus grosses, celles qui sont hautes comme des immeubles, nous évitant des mètres de dénivelé bien senti qui font mal.

Marathon Des Sables. Deuxième étape.
Marathon Des Sables. Deuxième étape.

Et là, c’est la boulette de notre chouchou Julien Chorier !

13 km de dunes aussi belles que difficiles à gérer et qui n’épargnent personne. Ainsi, notre ami Julien Chorier, 6ème au classement à l’issue de l’étape d’hier s’est perdu 5 km durant ! « Je suivais les deux premiers Marocain, ils avaient de l’avance mais ça ne m’inquiétait pas. Et puis je les ai vus disparaître au loin dans le creux d’une dune. En arrivant à mon tour sur la crête, il n’y avait plus personne. Ils avaient disparu et je n’ai pas vu leurs traces. Je suis parti tout droit alors qu’il fallait aller à gauche. Je ne me suis malheureusement aperçu de mon erreur que quelques km plus tard. Du coup, j’ai aussi manqué le deuxième Check Point ». En perdant 40 min, Julien prend une grosse claque et redescend dans les (quasi) limbes du classement des élites. Il risque aussi une pénalité d’une heure ou un peu moins peut-être (mais peut-être beaucoup plus : les infos sont peu claires. On a lu 40 min mais aussi 3h !). Autant dire que ses chances d’accrocher une 3eme place au podium derrière ces deux frangins Mohamed et Rachid El Morabiti sont en train de fondre comme neige au soleil. Affaire à suivre sauvages.

Marathon Des Sables. Deuxième étape.

Demain, étape de 39 km, avant la tante redoutée «étape longue».

Pour Sébastien Nain, croisé peu après notre arrivée, torse nu tous poils dehors, la mine pincée, les affaires sont aussi malheureusement mal engagées. Lui, qui avait fini 10eme au scratch et premier français il y a quelques années, souffre aujourd’hui beaucoup de l’épaule. Les douleurs avec le poids du sac se sont bel et bien réveillés. Une vilaine blessure contractée en effet à vélo il y a peu, sur une chute où une voiture l’a percuté. À l’heure où j’écris cet article il hésite entre être DNF et accompagner sa fiancée, Alexandra Heintz une français qui vise le top 10.

Demain, mardi, pour la 3eme étape donc, le paysage ne pourra pas être aussi beau que celui d’aujourd’hui. Il y aura du sable, oui, mais surtout un enchaînement de parties plus roulantes, de sable, de parties plus roulantes, et encore et toujours de sable. Le sable, en même temps, c’est aussi ce que nous sommes venus chercher. Nos ampoules ne vont pas aller en s’améliorant, nos coups de soleil non plus. La fatigue musculaire est bel et bien installée. Mais rien ne remplace le plaisir d’être sur cette course unique, avec ces paysages dignes de Thomas Edward Lawrence, alias, Lawrence of Arabia. Lawrence d’Arabie donc. À demain !

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