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Isolation phonique partielle et rock’n roll.

Par la rédaction. Photos © Lacerations.

On ne va pas vous faire le coup de comparer une paire d’écouteurs avec fils (ceux-ci) avec une paire d’écouteurs sans fil (comme ceux que nous avons testé dernièrement : les Trekz Air d’Aftershokz à 30g et 169,95€ : https://leblog.enduranceshop.com/aftershokz-trekz-air-plus-libertaire-tu-meurs/). Non. On peut par contre vous expliquer pourquoi porter des écouteurs avec fils pendant votre session de running c’est pas complètement idiot non plus. Si.

Appelons un chat un chat

Parlons d’abord un peu de la marque. Si certains croient encore que Monster c’est des boissons énergétiques, oui, mais là non. On ne parle pas de Monster Energy mais de Monster, c’est tout. Point. La marque vient de San Francisco, Californie. Elle est née en 1979, dans un labo de recherche de l’université de Berkeley. Le fondateur, Noel Lee, était un fan de musique, un ingénieur et un batteur professionnel pour le groupe Asian Wood. En 1979, la marque ne fait pas des casques audio pour le running. Non. Elle fabrique des câbles. Des câbles de haute qualité pour la musique bien sûr. Le nom de son produit d’alors : Monster. Le monstre. À cause de sa puissance. Lee dépose le nom. C’est le « Monster Cable ».

Monster Strive
Monster Strive
Monster Strive

À la Steve Jobs, et des milliers d’autres jeunes entrepreneurs californiens, il démarre…dans son garage. Et puis il file au Consumer Electronic Show, non pas à Las Vegas mais à l’époque à Chicago. C’est le début d’une belle aventure commerciale. Lee quitte le garage familial, prend des bureaux à San Francisco et embauche deux salariés, qui sont d’ailleurs toujours dans l’entreprise aujourd’hui. Monster Music est officiellement lancé en 1986. La marque est dès lors associée à des grands noms de la scène musicale mondiale : Earth Wind & Fire, BB King, Slash des Guns N’ Roses, Stevie Wonder, Ozzy Ozbourne, Joe Perry d’Aerosmith ou encore Flea, le guitariste fantasque des Red Hot Chili Peppers.

Monster Strive
Monster Strive
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En 2006, beaucoup le savent, un autre partenariat va propulser la marque sur le devant de la scène : c’est celui du rapeur Dr Dre. Le deal prend réellement la forme qu’on lui connaît aujourd’hui en 2008, avec les début du Beats™ Studio. Les écouteurs coûtent 300$, une somme folle bien sûr mais c’est un coup marketing génial, d’autant que le son est réputé très pur et très fidèle. D’autres stars plus actuelles suivront chez Monster, avec l’instauration d’une ligne Beats®. Il y a par exemple Lady Gaga, dont on parle actuellement avec le film à l’affiche A star is born. Il y a aussi Justin Bieber, ou encore LeBron James. Depuis, en plus de la production de câbles, chargeurs, et autres enceintes, Monster est surtout devenu le plus gros fabricant de casque audio au monde, ayant littéralement révolutionné ce business.

Monster Strive
Monster Strive
Monster Strive

Pourquoi ce casque ?

Comme vous pouvez le constater sur une des photos suivantes, la gamme iSport de cette marque Monster est vaste. 6 casques iSport sont disponibles. Notez toutefois que chacun possède cette particularité : une petite pièce en caoutchouc qui s’accroche et se décroche de la partie principale de l’écouteur et vient délicatement s’insérer sur le pavillon de votre oreille externe – c’est le cas pour ce modèle Strive – ou carrément rentrer dans le début du conduit auditif ce qui, bien sûr vous empêche d’entendre les bruits autour de vous. Première question : pourquoi la partie principale de l’écouteur se décroche-t-elle ? Pour deux raisons : d’abord parce que quand vous achetez votre casque, celui-ci est livré avec plusieurs tailles. Dans le cas du modèle Strive que nous avons testé, il y en a trois. Ensuite parce que ça permet aussi de mieux nettoyer vos écouteurs. C’est aussi simple que cela.

Monster Strive
Monster Strive

C’est donc cette petite pièce qui fait la différence sur ce modèle.

À l’essai, il ne faut pas faire l’erreur d’anticiper sa taille sans l’avoir essayée (dans ses deux oreilles, c’est quand même mieux). Au départ, à réception de ces écouteurs, on ne l’avait pas fait. Résultat : on a eu mal à l’oreille au bout de 10 min, on a fini l’entraînement en rageux, dégoûté, déçu. Et puis rentrant à la maison, on a passé une autre taille, un peu sans y croire, et bien entendu on s’est tout de suite senti idiot : ça nous allait parfaitement. Il faut donc bien tous les essayer ces petits morceaux de plastique blanc et souple, pour savoir lequel est le mieux fait à votre oreille. Un dernier mot : ces « bouts » de plastique sont vraiment souples et c’est dès lors très facile de les mettre et les enlever. Vraiment : rien de plus simple. Au niveau de l’écoute maintenant, on ne va toujours pas vous prendre pour ces citrouilles d’Halloween et se transformer en laboratoire d’analyse de pureté de son. Non. On peut quand même vous dire qu’on a rien trouvé d’anormal. Le son est plutôt bon, la marque n’est pas réputée pour ses câbles pour rien. Normal. Mais le point le plus intéressant sur ce modèle Strive c’est qu’il laisse passer les bruits extérieurs. C’est une isolation phonique partielle et c’est, comme sur notre test précédent du casque sans fil, un sérieux gage de sécurité : vous entendez quand on vous parle, vous entendez la voiture qui arrive derrière vous, éventuellement le cycliste qui vous sonne, voir le chien qui vous course. Last but not least, les écouteurs sont équipés d’un microphone intégré pour pouvoir passer et recevoir ses appels téléphoniques. Le casque, dans son entier, est également résistant à l’eau et à la sueur. Not bad !

Monster Strive
Monster Strive
Monster Strive
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Conclusion

À 39.95€ et 25g vous auriez tord de vous priver car, certes ce n’est pas du sans fil mais c’est clairement fait pour le running : ça résiste à l’eau, ça ne vous coupe pas du monde qui vous entoure, ça tient dans l’oreille même quand vous courez vite ou faites des bonds comme un taré sur des bosses en trail running, ça se lave et ça nous a semblé robuste. Ah, on ajoute qu’avec la saison de ski qui approche à grand pas, ce casque audio est aussi dessiné pour tenir sans gêner sous un autre type de casque : les casques de ski donc. Et oui. Pratique. Un bon investissement pour ceux qui n’ont plus de casque audio. De casque audio pour courir. Bien bien.

Monster Strive
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