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78 crampons de 6 mm chacun par chaussure !

Par la rédaction. Photos © Saucony

La Saucony Peregrine est un mythe vivant. Les gros crampons de la semelle externe (78 crampons de 6 mm chacun par chaussure !) ont toujours été parmi les plus efficaces du marché. Leur accroche a toujours été … immense, et cette nouvelle version ne décevra personne car son crantage est asymétrique. À quoi ça sert ? À offrir une meilleure accroche dans les montées et permettre de retenir la foulée lors de la descente explique la marque. On la croit sur parole. La chaussure est depuis toujours très appréciée des trail runners exigeants qui souhaitent rester au contact du sol à tout moment, dans les virages, dans les côtes et surtout sur les terrains boueux, enneigés, glacés, glissants. Mais là où cette dernière version innove vraiment, c’est dans la construction de sa tige. Explications.

Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO

Saucony nous a dévoilé en fin de semaine dernière la toute nouvelle version de sa Peregrine. Elle est apparement désormais dotée du système « ISOFIT » sur la tige. Pour mémoire, nous avions testé la Peregrine 8 ici-même, en octobre 2018 : http://leblog.enduranceshop.com/saucony-peregrine-8-mon-legionnaire/. Ce que propose cette nouvelle version n’est pas rien. C’est une toute autre façon d’imaginer la tige, avec comme des petites ailes de chaque côté, à la façon de la Liberty ISO que nous avions testée ici, en juin 2018 cette fois : http://leblog.enduranceshop.com/spring-summer-18/. À l’époque, c’était très innovant, et Saucony réservait cette technologie à ses modèles haut de gamme. Aujourd’hui elle a tendance à la généraliser. C’est une très bonne nouvelle.

Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO

Voici pour mémoire ce que nous avions dit sur la Liberty ISO.

« C’est la première fois que je vois ce système de laçage, à la fois chez Saucony mais aussi chez d’autres marques. A ma connaissance, ça n’existait pas avant. Au départ, je trouvais ça très joli, c’est vrai, mais j’avais quand même quelques sérieux doutes sur l’efficacité – mais aussi sur la fragilité de l’ensemble. J’ai l’habitude de bien envoyer et j’avais un peu peur de tout casser : ça me semblait trop fragile. Mais bon, non, finalement ça a très très bien fonctionné et c’est une vraie belle surprise. C’est super solide, ça ne fait pas mal et puis ça tient bien le pied. Je suis habitué à des chaussures plus “fermées” sur le dessus du pied, qui semblent mieux maintenir le pied à priori mais, au final, j’ai été très agréablement surpris par ce modèle. J’avoue, j’ai trouvé cette tige dans son ensemble vraiment très agréable, très efficace. Je termine en disant que le talon me plaît bien également car il maintient bien le pied tout en étant encore relativement souple. J’ai couru avec des chaussures bien plus rigides au talon qui, elles, me faisaient mal ».

Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO

Le principe dit de « laçage indépendant »

Il n’est bien sûr pas totalement révolutionnaire, mais c’est quand même particulièrement efficace sur les longues distances, au delà des 30-40 km, et les terrains cassants, irréguliers, abîmés, quand votre pied commence à gonfler légèrement et a soudain besoin de plus d’espace pour respirer – sans toutefois remettre en jeu la fiabilité de la tenue du pied. Son principe est simple : le laçage est d’une certaine manière doublé et donc encore beaucoup plus personnalisé. Il permet ainsi d’éviter davantage les ampoules et autres frictions dommageables. C’est donc la principale évolution de ce modèle. L’autre évolution pour cette nouvelle Peregrine, c’est la semelle intermédiaire sur laquelle est posée une couche d’Everun du début à la fin. Du bouts des orteils au talon donc. Trois fois plus résistant qu’un EVA classique (selon la marque), il est aussi plus résilient et offrirait donc plus de rebond que beaucoup d’autres modèles de chaussure dont les semelles sont réalisées à 100% dans ces mousses en EVA classiques. Bien entendu, c’est là encore à essayer en magasin. D’autant que le reste de la semelle intermédiaire est en mousse EVA plutôt classique pour le coup, que la marque appelle intelligemment « PWR ». Au final, c’est une semelle intermédiaire « ni trop ni trop peu », un bon équilibre entre ressentir le chemin sous vos pieds et être perché sur un couche de douceur quoi qu’il arrive.

Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO

Conclusion et stats de la chaussures

Une accroche qui ne peut pas vous décevoir, peu importe le terrain, même sur les courtes portions de route qu’on trouve toujours ici et là sur les trails partout dans le monde, une nouvelle tige plus confortable sur les longues distances et une semelle intermédiaire amortissante mais dynamique (ça reste à confirmer pour nous en test toutefois). Que demander de plus ? Prix : 135 euros, www.saucony.fr.

Pour la version homme : 297,6g, hauteur talon de 29,7 mm, hauteur métatarses de 24,3 mm et drop de 5,4 mm (la marque annonce 4 mm mais des études indépendantes américaines semblent ne pas concorder…).

Pour la version femme : 252g, hauteur talon de 28,6 mm, hauteur métatarses de 22,8 mm et drop de 5,8 mm (la marque annonce 4 mm mais des études indépendantes américaines semblent ne pas concorder…)

Nouvelle Saucony Peregrine ISO
Nouvelle Saucony Peregrine ISO

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