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Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.

7 septembre 2019 | Évènements

Par la rédaction. Photos © Ironman®

On y est, la finale des Ironman® 70.3® World Championship c’est à Nice et c’est maintenant. Aujourd’hui samedi, c’est le tour des filles. Demain, ça sera la tour des garçons. 115 élites, hommes et femmes confondus, vont se battre pour les $250 000 de prize-money. Les autres, ils étaient plus de 200 000 à travers le monde cette saison à se bagarrer pour les slots dans plus de 100 courses au label Ironman 70.3 à travers le monde.

La vidéo ci-après est la conférence de presse d’avant course qui s’est déroulée en fin de semaine.

Petite précision avant de commencer : le terme 70.3 renvoie à la distance totale d’un triathlon semi-Ironman, encore appelé « half-Ironman » par les pratiquants. Celui-ci est constitué de 1,2 miles de natation (1,9 km), 56 miles de vélo (90 km) et 13,1 miles de course à pied (21 km). Ce que l’on nomme Ironman est un triathlon comprenant 2,4 miles de natation (3,8 km), 112 miles de vélo (180 km) et 26,2 miles de course à pied (42,195 km, autrement dit un marathon). 

Cela n’était pas arrivé en Europe depuis 2015

La dernière fois qu’un championnat du monde Ironman 70.3 avait eu lieu en Europe c’était en 2015, en Autriche à Zell am See, au sud de Salzburg. En 2006, Ironman lance les premiers championnats du monde sur la distance du semi-Ironman, half-Ironman. De 2006 à 2010 inclus, ils se déroulent à Clearwater, en Floride, non loin du siège Ironman de Tampa. De 2011 à 2013, ils se sont déroulés à Henderson, dans le Nevada, près de Las Vegas. En 2014, c’est à Mont-Tremblant, au Canada, Québec. En 2015, c’est donc en Autriche. En 2016, c’est dans le Queensland en Australie. 2017 voit le retour de la course sur le sol américain, à Chattanooga dans le Tennessee. L’année dernière, la course avait eu lieu à Nelson Mandela Bay, en Afrique du Sud. L’an prochain, on connaît déjà la date et le lieu de la compétition : les 28-29 novembre à Taupō en Nouvelle-Zélande. En 2021, si la date n’est pas encore arrêtée, le site de la course sera St Georges, en Utah, aux USA. La ville de Nice est donc la 8ème ville à accueillir les championnats du monde d’Ironman 70.3. À Nice, un peu de statistiques, 65% des concurrents sont des hommes et 35% sont des femmes. Le plus vieux participants est un américain, Robert Heins. Il a 80 ans. Les deux plus jeunes sont un argentin et une brésilienne : Fidel Diaz Sebriano et Miato Andreatti. Ils ont tous les deux 18 ans. 

Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.
Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.

Afin de rentrer dans le vif du sujet, parlons maintenant du parcours

La natation, 1,9 km va se faire à partir du Quai des États-Unis dans la baie des Anges, évidemment. Le plus étonnant peut-être ce sont les 91,3 km de vélo qui vont se dérouler dans l’arrière pays niçois  et avec une montée au fameux col de Vence, un col redouté des participants du désormais classique Ironman qui a lieu chaque année. C’est donc une bonne chose que les organisateurs aient choisi de faire grimper les participants sur ce col qui n’est pas si difficile. Pour l’occasion, la montée fait 9 km non-stop avec un pourcentage moyen de 6,6% un sommet à 962 m. C’est loin d’être une mission impossible mais c’est certainement différents des Ironman 70.3 classiques où les parcours, dans leurs ensemble, sont généralement très plats. Enfin, le semi-marathon n’est pas différent de ce que les équipes d’Yves Cordier organisent généralement pour l’Ironman, à savoir deux aller-retours le long de la Promenade des Anglais. 

Depuis le début de ces championnats en 2006 aux USA, les nations qui ont eu le plus de victoires sont (catégories hommes et femmes confondues) : l’Australie (7), l’Allemagne (6), le Royaume-Unis (4), la Suisse (4) et le Royaume-Unis et les USA ex-aequo (2).

Daniela Ryf  et ses poursuivantes

Aujourd’hui samedi, la suissesse Daniela Ryf a déjà remporté la compétition 4 fois et pourrait bien rentrer dans l’histoire en devenant la première à réaliser la performance une 5ème fois, ce qu’aucun athlète masculin n’a jamais fait non plus. Mais à ses trousses, les prétendantes sont particulièrement nombreuses : les anglaises Holly Lawrence et Lucy Charles-Barclay tout d’abord. D’autant que Holly Lawrence a remporté la compétition en 2016 et tient bien à prouver que ce n’était pas dû au hasard. Totalement absente du circuit Ironman (la full distance), briller sur la distance 70.3 est toute sa raison d’être. Quant à Lucy Charles-Barclay, elle talonne Ryf à Hawaii chaque année depuis deux ans et voudra sans doute lui démontrer qu’elle ne lâche rien, même sur une distance inférieure, et que son heure a désormais sonné. Bon, il faut aussi sans doute compter sur l’allemande Anne Haug, très en forme cette saison après sa 3ème place à Hawaii en octobre 2018. Les autres prétendantes, bien que très talentueuses nous semblent moins dangereuses : Ellie Salthouse et Sarah Crowley les australiennes, Emma Pallant l’anglaise ou encore Radka Kahlefeldt la tchèque expatriée en Australie. Chez nos française, n’oublions pas Manon Genet toujours capable de faire un coup d’éclat. Au total, ce sont 64 pros femmes qui vont en découdre aujourd’hui.

Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.

Chez les messieurs, la course est beaucoup plus ouverte même si Javier Gomez fait figure de favori

L’absence de l’Allemand actuel champion du monde Jan Frodeno devrait donner des ailes à ses adversaires habituels. Si Javier Gomez, double champion du monde de 70.3 (il avait gagné le championnat du monde en 2014 à Mont-Tremblant et en 2017 à Chattanooga) et aussi quintuple champion ITU de courte distance fait bien entendu figure de favori, il va avoir du mal à se détacher de la horde de ses poursuivants. Le champion olympique Alistair Brownlee fera en effet partie du jeu, avec deux autres allemands particulièrement dangereux : Sebastian Kienle et Patrick Lange, ce dernier étant l’actuel champion du monde Ironman. Il y aura aussi l’australien Sam Appleton, toujours bien placé dans ces grosses compétitions, le belge Frederik Van Lierde, l’américain Ben Kanute ou encore le norvégien Kristian Blummenfelt qui détient le meilleur chrono sur la distance (3h29’04 »). À noter aussi la participation proprement extraordinaire d’un de nos chouchous, l’anglais Tim Don, toujours recordman du monde de la distance Ironman (course labellisée) qui avait eu un très grave accident de la route – il avait auparavant produit un chrono de 7h40’23 » au Brésil en 2017 : 44’16 » pour la natation, 4h06’56 » pour le vélo et un marathon de 2h44’46 ». Et les français ? Bah non, pas de pros français chez les garçons. #tristesse.

100 pays représentés, 5500 athlètes dont 47% d’européens.

« Nice a toujours été considéré comme la destination originelle du triathlon européen et nous sommes dès lors très heureux d’avoir ce championnat du monde sur la French Riviera » a ainsi déclaré Andrew Messick, le président et CEO du groupe Ironman. Il a ajouté : « Avec plus de 5500 concurrents sur les deux jours d’épreuve, nous aurons un nouveau record de participation dans l’histoire de ces championnats du monde Ironman 70.3. Nice est un endroit magique pour la pratique du triathlon, c’est certain ». Après les européens, ce sont les américains qui sont les plus nombreux. Avec 1053 athlètes au total ils représenteront 26% des concurrents. Les français sont ensuite les plus nombreux, avec 568 athlètes. Suivent les allemand (444 athlètes), le Royaume-Unis (416 athlètes) et les australiens (314 athlètes). Parmi les champions du monde amateurs par catégorie d’âge, on note la présence de la française Nelly Wojtasinki. Quant à Jonathan Drutel de Francheville, premier transplanté cardio-pulmonaire à finir un triathlon Ironman, il sera sur la ligne de départ. Ce courageux garçon, à qui l’on a donc greffé un nouveau cœur et deux nouveaux poumons, il souffre également de diabète et est atteint de la  mucoviscidose. Bien entendu, Laurent Jalabert sera de la partie dimanche matin. Ancien coureur cycliste professionnel (1989 à 1999) Jaja a déjà participé à de nombreuses courses de championnat du monde Ironman, en 70.3 comme en full distance. Last but not least, quelques athlètes mythiques de l’histoire de l’Ironman sont sur place pour participer à la fête et encourager les concurrents : Mark Allen, Paula-Newby Fraser, Julie Moss et Dave Scott. À noter que Julie Moss, ex-femme de Mark Allen participera à la course, tout comme leur fils, Mats Allen, qui s’est bien sûr qualifié tout à fait normalement.

Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.

Dernier point sur les actions caritatives soutenues par Ironman

Lors de ces championnats du monde, on en pense ce qu’on veut bien sûr, mais il faut tout de même souligner que Ironman, via la fondation Ironman Foundation, redistribue une partie de ses revenus à des associations caritatives. La fondation Lenval recevra ainsi $33300, le Point Rose recevra $25700, NAEVUS 2000 recevra $11000 et CAMI Sport & Cancer recevra $10000.

Nuée de stars sur le « 2019 Ironman® 70.3® World Championship » à Nice.

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