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Beaucoup d’affinités, très peu de défauts. Voire pas du tout.

Saucony Peregrine ISO. Sécurité et confort.

1 avril 2019 | Tests Matos

Par la rédaction, avec Gaël Couturier, Walter Batel et Geoffrey Herbert. Photos © Saucony, Lacerations.

297g (H) et 252g (F)
Hauteur talon de 29,7 mm (H) et 28,6 mm (F)
Hauteur métatarses de 24,3 mm (H) et 22,8 mm (F)
Drop de 5,4 mm (H) et 5,8 mm (F)
135€.

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

La Peregrine n’est pas nouvelle. C’est même une référence en trail running et une des valeurs sûres de la marque du Massachusetts qu’on vous avait présentée il y a peu, en tout début d’année, ici même :

Nouvelle Saucony Peregrine ISO. Pour trail junkie.

Et pour ceux qui suivent, ou ceux qui ne suivent pas plutôt, on avait également réalisé un test de la version précédente, le Peregrine 8. On en avait profité pour vous conter la belle histoire de la marque avec ses différentes évolution.

C’était en octobre dernier et c’était là : http://leblog.enduranceshop.com/saucony-peregrine-8-mon-legionnaire/

Alors, oui, on s’est mis à trois pour écrire cette critique parce qu’on voulait être sûrs de ce qu’on allait vous raconter. La Peregrine, n’est-ce pas, c’est un vrai monument de la culture trail running à travers le monde. Quant à Saucony, cette marque de la côte est américaine que l’un d’entre nous avait adoré découvrir à Kona, Big Island, Hawaii pendant l’Ironman World Championship au début des années 90, alors qu’elle  n’était pas encore très populaire en France , elle demeure une référence, tant en chaussures de trail, que de route donc. Nous vous en parlons suffisamment souvent dans ces colonnes d’ailleurs.

Ce qui caractérise notre Peregrine ISO donc, c’est non seulement un chaussant confortable et un amorti tout ce qu’il y a de plus correct mais c’est surtout une semelle rare, pas sans égal mais presque, et qui ferait (là encore, presque) rougir une Salomon Speedcross 5 que nous testerons ici prochainement. Autrement dit : la Peregrine ISO devrait se comporter comme une reine des neiges, de la boue et autres sols mouillés. Voyons ça !

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

La tige

La technologie revendiquée par Saucony, c’est une tige (la partie supérieure de la chaussure) en ISOfit, qui donne son nom à ce modèle. La tige de la version précédente était très respirante : technologie Flexfilm, pas de couture interne, chaussant bien large. Celle-ci est plus confortable grâce à ce système de laçage unique et bien pensé. C’est l’ISOfit. On avait d’ailleurs déjà noté son efficacité sur la chaussure Freedom ISO. Ici : http://leblog.enduranceshop.com/spring-summer-18/. La technologie n’est pas nouvelle, elle date en réalité de 2015, mais ne concerne que les modèles haut de gamme de la marque. Ce n’est pas fragile malgré ce qu’on pensait. C’est aussi très agréable, très efficace.

On avait donc beaucoup aimé le principe (et la réalisation) de cet ISOfit. Cette Peregrine ISO ne change pas : les petites ailettes de chaque côté apportent, en gros, un réglage personnalisé des lacets. C’est un point qui n’a l’air de rien comme ça, mais c’est important, surtout sur les longues distances quand le pied commence à gonfler : le fait que ces petites ailettes soit séparées du mesh permet ainsi au pied de mieux respirer, de mieux s’étendre en largeur quand il en a le plus besoin. Cela n’enlève bien entendu rien à la très bonne tenue du pied dans la chaussure, entendons-nous. Au final, c’est plus de confort général sur l’ensemble de vos sorties mais aussi plus de confort quand le terrain est hard et que vos pieds souffrent. C’est donc cela que nous retenons : une tige élégante qui « s’adapte » à votre sortie et vous soulage quand elle est difficile. Confort confort confort donc. La classe à Cambridge, Massachusetts.

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

La semelle intermédiaire

Là encore, franchement, c’est un sans faute….pour les distances intermédiaires toutefois. On n’est pas toujours dithyrambique sur les chaussures qui nous passent entre les mains, mais là, que voulez-vous : cette semelle-là se dote d’un équilibre parfait : Everun juste sous le pied + mousse EVA classique nommée PWR au-dessous, et jusqu’à la semelle externe. Sur très longues distances, pour ceux qui aiment se reposer sur plus d’amorti, ou ont les pieds plus sensibles et moins musclés, il vaut mieux se porter vers un modèle plus amortissant. Cela dit, attention: cette chaussure est amortissante. C’est juste qu’aujourd’hui, en fonction de ce que l’on recherche, il existe d’autres modèles plus protecteurs disons. Bon, mais, et L’Everun alors c’est quoi ?

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

On vous le refait pour les retardataires et autres derniers de la classe : l’Everun c’est un composant techniquement supérieur à un EVA classique (3 fois plus résistant selon Saucony). La marque a commencé à l’utiliser fin 2015 juste avant le marathon de NYC sur son modèle Triumph ISO 2 en remplacement de son système Powergrid. Nos critiques étaient là :

http://leblog.enduranceshop.com/saucony-ride-10

http://leblog.enduranceshop.com/spring-summer-18/

http://leblog.enduranceshop.com/saucony-peregrine-8-mon-legionnaire/

L’Everun, ce sont en réalité des milliers petites billes de TPU fusionnées les unes avec les autres. D’après la marque toujours, l’Everun est sensé offrir 83% de retour d’énergie en plus que les EVA classiques, tout en étant capable de conserver ses propriétés trois fois plus longtemps donc et ce, malgré le froid, ou la chaleur. Ce n’est pas le cas pour l’EVA classique car celui-ci durcit nettement au froid et devient plus mou et moins amortissant avec la chaleur. La qualité de l’Everun en tant que technologie c’est donc : plus d’amorti mais aussi, et surtout, plus de résilience, plus de dynamisme. La semelle reprend sa forme initiale après chaque foulée. Magie ! Ou presque. Technologie plutôt !

Notons que l’Everun est disponible en deux types de fabrication au sein de la gamme de chaussures de running Saucony.

– Option 1 : seule la partie supérieure de la semelle intermédiaire est en technologie Everun. Cela rend la chaussure plus ferme. C’est par exemple le cas de la Kinvara 9, la Guide Iso 2, l’Echelon 7. Saucony appelle cela l’Everun Topsole. « Topsole », littéralement « au-dessus de la semelle », c’est donc parce que l’Everun est au-dessus du reste de la semelle intermédiaire, mais ne représente pas la semelle intermédiaire dans son entier.

– Option 2 : toute la semelle intermédiaire est en Everun, ce qui donne des chaussures plus amortissantes, plus douces au pied aussi, moins fermes. C’est par exemple le cas des Hurricane ISO 4, Liberty ISO, Triumph ISO 5 et Freedom ISO. Pour résumer : l’Everun c’est donc plus ou moins de confort, selon que vous êtes en Topsole ou pas, mais sans jamais perdre de vue le dynamisme qui le caractérise et nous tient toujours autant à cœur.

Ici, dans la Peregrine ISO, on est en présence de l’option 1. La chaussure est donc amortissante, oui, mais reste bien dynamique et, comme expliqué précédemment, bien vue pour les distances courtes à moyennes, à moins que vous ne soyez un coureur très rapide et très léger bien sûr. Car dans ce cas, vous pouvez absolument tout vous permettre et cette chaussure vous accompagnera idéalement même sur les longues distances.

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

La semelle externe

C’est elle qui jusqu’à présent faisait toute la légende de ce modèle. Ses gros crampons, son caoutchouc qui ne glisse pas, qui s’use durement, qui résiste presque à tout…c’est très impressionnant. Avec une semelle externe pareille, la chaussure se destine clairement à des terrains difficiles, montagneux, déglingués, sales, qui feraient peur à un coureur débutant. Un peu de neige ? Un peu de glace ? Même pas peur. C’est qu’avec 78 picots, c’est difficile de faire mieux. Pourtant, et nous l’avions déjà noté sur l’ancienne version, la chaussure n’a pas à rougir sur terrain ferme, voire sur les parties en bitume. Là encore, le mix Everun  et EVA fonctionne très bien mais c’est aussi que la qualité de ces picots, du caoutchouc de cette semelle externe est indéniable : accrocheur mais pas trop ferme, solide mais pas intransigeant. Un bel équilibre donc. Un autre point intéressant à noter concernant cette semelle externe c’est qu’elle est plus large que la tige, et la semelle externe. Du coup, et c’est bien entendu voulu, la chaussure est extrêmement stable, latéralement parlant.

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

Conclusion

Un modèle de printemps et d’été clairement passe-partout, très confortable et très (très) accrocheur. On ne peut guère lui reprocher car il présente toutes les qualités requises pour être la chaussure de référence en trail running de votre arsenal. Essayez-là toutefois en magasin car sa semelle est un peu large, son chaussant aussi. Ce n’est bien entendu pas un défaut, au contraire même. Mais c’est à essayer. La Peregrine ISO présente donc de grosses qualités de chaussure de running et reste donc ce mythe qu’on adore et qui ne se démode pas. Good job Saucony.

Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO
Saucony Peregrine ISO

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