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Les triathlètes français sont en forme sur ce type de courtes distances !

Par la rédaction. Photos ©Delly Carr

Du 14 au 16 septembre, sur la Gold Coast en Australie, et en attendant le plus grand rendez-vous mondial du triple effort (Kona le 14 octobre prochain) se sont déroulées les finales des World Triathlon Series, le championnat du monde des moins de 23 ans (U23) ainsi que celle du paratriathlon que la fédération française de triathlon tient à continuer à soutenir. Et si la longiligne jeune Cassandre Beaugrand était très attendue et même annoncée comme favorite dans ces championnats du monde U23 (elle obtiendra la médaille d’argent) c’est Alexis Hanquinquant, 32 ans, catégorie PTS2, qui a parfaitement tenu son rang en s’imposant et conservant son titre mondial. On note aussi les très belles performances d’Elise Marc (paratriathlon) et Paul Georgenthum (juniors) en argent et Jules Ribstein (paratriathlon), en bronze, qui apportent trois autres médailles à la France.

Le champion du monde en titre a donc maitrisé sa course de bout en bout pour conserver sa couronne. « J’avais l’étiquette de favori collée sur le front et ça met forcément un peu de pression, nous a confié le sociétaire de Rouen. Mais j’ai essayé de la transformer de façon positive. J’ai réalisé une course complète en sortant avec un peu d’avance de l’eau puis en réalisant un bon vélo qui m’a permis de dérouler à pied. C’est rassurant de savoir qu’on est complet. C’est ma force ». Avec déjà deux titres mondiaux alors qu’il n’a découvert le paratriathlon que depuis trois ans, notre Alexis national regarde déjà vers les jeux paralympiques de Tokyo. « C’est ce qui me fait rêver et vibrer et je vais tout faire pour y être performant et réaliser mon rêve ». Pour y parvenir, le Français pourra bénéficier de bonnes conditions. « J’ai un emploi chez Bouygues Bâtiments Grand Ouest qui me libère pendant la pleine saison de triathlon et je travaille à mi-temps les mois plus calmes. Côté entraînement je réalise environ 25 heures par semaine ce qui donne 300 km de vélo, 20 km de natation et 40 km à pied, par semaine donc ».

Belle surprise, également en PTS2, avec la médaille de bronze de l’Alsacien Jules Ribstein, 31 ans, qui a parfaitement su exploiter le parcours plat et sa bonne gestion de la course à pied pour aller s’installer sur le podium. Ancien triathlète de bon niveau en juniors et en espoirs avant un accident de la route, il avait déjà pris la 4e place au championnat d’Europe, cet été.

Satisfaction également pour Ahmed Andaloussi (5e) et Alexandre Paviza (7e) qui signent le meilleur résultat tricolore dans cette catégorie fauteuil. Cinquième en PTS5, Yannick Bourseaux, avec une nouvelle technique de nage (bras inactif dans le dos sous la combi) se montrait très satisfait : « Une 5ème place qui me fait énormément plaisir, confie-t-il. Je fais ma meilleure natation, mes meilleurs watts à vélo et ma meilleure vitesse à pied sur la course la plus importante de l’année. Cela fait bien longtemps que je n’avais plus été au contact des meilleurs. Les années passent, la motivation reste, et même si l’âge ne joue pas en ma faveur (43 ans), je suis persuadé que je peux progresser d’ici Tokyo ». Chez les femmes, si Elise Marc a dû laisser filer son adversaire russe, elle décroche néanmoins une belle médaille d’argent. Venue sans pression, Mona Francis a également réalisé une superbe course. Elle finit au pied du podium et meilleure européenne. « Je suis ravie pour mon premier championnat du monde. Je suis devant des adversaires qui m’avaient battue au championnat d’Europe. C’est une belle revanche. Et je me rapproche des trois meilleures ».

Dimanche, avec la finale mondiale WTS masculine, Vincent Luis s’est imposé avec 14 secondes devant Mario Molla, l’Espagnol. Il termine donc avec la médaille d’or. C’est beau ! Pierre Le Corre est 4ème, à 55 secondes de Richard Murray, le Sud-Africain.

Nicolas Becker, entraîneur national paratriathlon : « On savait que deux médailles étaient largement accessibles et pour le reste on croisait les doigts avec  des athlètes capables de jouer le podium. Nous avons une nouvelle génération autour de la trentaine qui arrive. C’est très encourageant pour la suite. Dans le détail, même si c’était attendu, le titre d’Alexis est une belle satisfaction. Il a enfoncé le clou à pied, il s’est fait plaisir et franchement c’était beau à voir. C’est hyper encourageant dans cette catégorie paraolympique très relevée. Avec sa nouvelle technique de nage, Yannick a gagné beaucoup de temps et était même surpris de sortir aussi bien. Il a pris du plaisir et lui aussi a rempli le contrat. Chez les filles, Elise Marc est à sa place, elle a fait son job en assurant cette médaille ».

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